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Coyah-Dubréka : le prix de certains médicaments déjà à la hausse (constats)

Les conséquences de la lutte contre les médicaments illicites commencent déjà à se faire sentir dans le Grand Conakry. Ainsi, après la fermeture des pharmacies non agréées par les autorités, certains médicaments se raréfient. Ce qui entraine la hausse des prix des médicaments dans plusieurs pharmacies.

Interpellé par des citoyens sur cette situation qui risque de tourner au vinaigre, nous avons sillonné plusieurs pharmacies pour constater la véracité des accusations

Au grand marché de Coyah, seulement peu de pharmacies sont opérationnelles devant lesquelles, on aperçoit des files d’attente constituées de dizaines de personnes venues se procurer des médicaments.

C’est avec amertume que j’ai constaté l’augmentation du prix de certains médicaments. Par exemple, le paracétamol qui se vendait il y a seulement deux jours à 2 000 GNF, se vend aujourd’hui dans certaines pharmacies à 5000 GNF la plaquette”, a déploré un client rencontré dans une pharmacie de la place.

De son côté, Aboubacar Camara, venu acheter des médicaments avec une ordonnance à la main, s’est heurté à cette triste réalité. “Je viens d’acheter à 30 mille un produit que j’ai l’habitude d’acheter à 23 milles. La fermeture des pharmacies non agréées dans un pays pauvre sans mesures d’accompagnement enfoncera davantage les pauvres citoyens dans la misère. Car, cela risque d’augmenter le taux de mortalité puisse que plusieurs citoyens n’auront pas les moyens de se procurer des médicaments”, s’est-il lamenté.

De Coyah, nous nous sommes rendus au Km5 situé à Dubreka. Là, plusieur citoyens sont confrontés à la rareté des médicaments car la plupart des pharmacies sont fermées.

Par ailleurs, à Kagbélèn et au km 36 quelques pharmacies sont ouvertes et les citoyens venus acheter des produits se plaignent de la hausse du prix de certains médicaments.

C’est le cas de Justin Monèmou. Il accuse les autorités qui se sont attaqués aux symptômes en lieu et place aux causes. “L’Etat vient de prendre une décision qui coûtera cher au bas peuple. Je viens de dépenser 50 mille pour juste avoir un sirop que j’avais acheté le lundi à 43 mille. Au lieu de s’attaquer aux causes qui ont occasionné la prolifération des pharmacies non agréées, les autorités se sont attaqué aux symptômes”, a-t-il dit.

Très allergiques à la presse, les pharmaciens que nous avons tenté d’interroger n’ont pas souhaité exprimer.

En attendant que l’État prenne des dispositions pour réglementer le secteur afin d’uniformiser le prix des médicaments , les citoyens lambdas continuent de payer le triste prix de cette décision.

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