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Conakry : l’ire des refoulés du Maghreb contre l’OIM pour non-respect de ses promesses   

La journée du mardi 16 août a été très tendue à Conakry, la capitale. Après les agents de Guinée Games, ceux des gardes communaux, ce sont les refoulés du Maghreb qui sont rentrés dans la dance en investissant les locaux de l’Organisation Internationales pour les Migrations (OIM), sis au quartier Cameroun, dans la commune de Dixinn.

D’après le délégué exécutif des refoulés de Maghreb, Mamadou Bandé l’OIM n’a pas honoré sa promesse de réintégration des migrants.

«L’OIM nous a promis des assistances financières à hauteur de 10 millions de francs guinéens après une première étape de trois millions. Mais très malheureusement, les cadres du projet ont détourné cette somme.    Nous réclamons le paiement des dix millions de francs guinéens. Nos frères maliens et sénégalais ont déjà perçu les 1 500 euros. Nous avons des informations que certains cadres de l’OIM ont fait main basse sur cet argent. Nous avons déjà adressé un courrier au secrétariat général du gouvernement sans succès. L’OIM nous demande de déposer les projets et après, ils nous disent que ce n’est pas bon», a-t-il expliqué.

Interrogé, l’Officier de réintégration à l’OIM, Karamoko Camara a indiqué qu’il s’agit des jeunes impatients. «Ce sont quelques jeunes bénéficiaires de notre projet initiative conjointe qui ont manifesté, il s’agit des retournés volontaires. La plupart d’entre eux sont impatients sur leur projet d’intégration. Nous sommes surpris de voir un tel groupe de jeunes devant nos locaux. Mais après discussion, nous avons constaté que les problèmes sont différents. Beaucoup ont été informés sur l’état d’avancement de leur projet», a-t-il fait savoir.

 Poursuivant son intervention, M Camara a signalé qu’il y a des étapes pour la réintégration. «Les dix millions de francs guinéens sont la deuxième étape après les trois millions de francs guinéens sont donnés dès leurs arrivés. C’est pour leur permettre de s’installer et réfléchir sur un projet à hauteur de 10 millions de francs guinéens que nous donnons en nature. Il peut être la formation, le commerce ou le transport. Cette intégration n’est pas un droit mais plutôt, une assistance humanitaire (…)», a-t-il précisé.

Dans la même logique, il a rappelé que les retournés volontaires sont impliqués à 100% dans le processus de réintégration en commençant par le choix du projet, le choix du fournisseur jusqu’à la livraison des matériels. Ce sont des procédures qui prennent du temps, il y a des délais de validation sans compter le nombre de bénéficiaires qui a dépassé notre cible initiale. Ceux qui ont fait cinq mois d’attente ou plus, vous trouverez que ce sont des demandeurs de  taxi-motos. A un moment donné, on avait un problème de stock de motos. On avait demandé à ceux qui étaient impatients de changer leurs projets et d’autres ont préféré attendre. Je demande aux jeunes la patience, tous les bénéficiaires éligibles au projet auront leur intégration», a-t-il promis.

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