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Conakry : la ministre Rose Pola Pricemou lance les travaux du deuxième Comité de Pilotage du programme SANITA

Le deuxième Comité de Pilotage du programme SANITA s’est tenu ce vendredi 2 décembre 2022 à Conakry. Il est financé par l’Union Européenne (EU) dans le cadre du programme Indicatif  National (PIN) du 11ème Fonds Européen pour le Développement (FED).

En effet, ce deuxième comité de pilotage vise à définir les orientations stratégiques des projets dans le cadre de SANITA 1 (SANITA Villes Propres 1, SANITA Ville Durables) et SANITA 2 (SANITA Villes Propres 2 et financement du Centre d’Enfouissement Technique avec l’Agence Française de Développement (AFD).

Dans son discours de circonstance, l’ambassadrice de l’Union Européenne en Guinée, Mme Jolita Pons a rappelé qu’il y a quelques années, le gouvernement guinéen et l’Union européenne ont décidé de faire de l’assainissement urbain l’un des secteurs prioritaires de leur coopération. « Cette décision était justifiée par l’impact direct de l’assainissement sur les conditions de vie des populations, ainsi que sur la protection de l’environnement, la promotion de l’emploi ou encore l’égalité hommes-femmes», a-t-elle dit. Avant d’annoncer que dans le cadre du 11ème FED,  c’est une dotation de près de 84 millions d’euros qui a ainsi pu être mobilisée.

Poursuivant, elle a déclaré que le programme SANITA est à une phase décisive : «le projet SANITA Villes Propres 1, mis en œuvre par Enabel, devrait se conclure à la mi-2024. Le projet SANITA Villes Durables, mis en œuvre par ONU Habitat, se termine pour sa part dans six mois»

Dans le même sillage, elle a affirmé qu’avec les partenaires de l’AFD, ils prévoient de construire un Centre d’Enfouissement Technique (CET) à Baritodé pour un investissement total de 70 millions d’euros. «L’Union européenne devrait s’y engager à hauteur de 20 millions d’euros. Ce nouveau centre d’enfouissement devrait permettre de fermer définitivement la décharge de La Minière, qui, saturée depuis trop longtemps, pose de très sérieux problèmes sanitaires et environnementaux», a-t-elle déploré.

Dans son intervention, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, Colonel Ibrahima Sory Bangoura a indiqué que l’objectif général du projet SANITA Villes Durables est de renforcer la gouvernance urbaine au niveau local et national, et notamment d’améliorer le cadre légal, réglementaire et institutionnel du développement urbain, et de renforcer les capacités institutionnelles et les compétences des parties prenantes en matière d’élaboration et de mise en œuvre des documents de planification urbaine

Dans la même logique, le ministre Ibrahima Sory Bangoura a signalé que la Guinée tend vers sa transition urbaine. «Pour ce faire, et mieux organiser l’avenir, des mesures appropriées doivent être prises, mises en œuvre et régulièrement suivies par les autorités et les populations pour améliorer le processus d’urbanisation qui se poursuit, tant à Conakry que dans les villes secondaires et dans les villages», a-t-il fait savoir.

Prenant la parole, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Mory Condé a laissé entendre qu’il s’agit de voir ce que son département pourrait apporter pour la poursuite du programme SANITA au bénéfice des citoyens des différentes collectivités. «Il faut reconnaître que l’Enabel est en train d’appuyer les collectivités non seulement dans la gestion des déchets mais aussi, dans  la réalisation des zones de tri ainsi que d’enfouissement.

Pour sa part, la ministre du Plan et de la Coopération Internationale, Rose Pola Pricémou a martelé dans son allocution de lancement des travaux que la question de l’assainissement dans en Guinée  est une priorité absolue pour le gouvernement de la transition. « C’est dans ce cadre que le Programme Indicatif National du 11ème Fonds Européen de Développement  a identifié le développement urbain et l’assainissement comme un axe prioritaire. Nul doute que, l’adaptation des solutions aux objectifs de développement en cours dans notre pays, exige la disponibilité de moyens en investissement, en organisation, en planification, en gestion et en compétences», a-t-elle expliqué.

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