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Collision entre train et camion : les causes réelles, selon les constats de la police

Dans la matinée d’hier samedi 23 juillet, le train de la compagnie Rusal Friguia a percuté un camion au passage à niveau de Hamdallaye.

Nous n’avons pas encore toutes les informations y afférent. Ce que seul le commissariat spécial des chemins de fer et celui de la police routière de Dixinn peuvent fournir après leur constat.  Mais, d’ores et déjà, on ne signale pas de mort, ni de blessé. Par contre, comme on peut le supposer aisément en pareil cas, des dégâts matériels très importants ont été enregistrés sur le camion. A cela s’ajoute une longue interruption de la circulation du train qui ne roulait pas encore jusqu’après 18 heures, quand nous quittions les lieux. Au même moment, la circulation est restée également interrompue sur la route Le Prince, dans le sens T1-Hamdallaye. Cela a duré toute la journée du samedi, de l’aube, aux alentours de 6 heures du matin, à 16 heures, à la fin des opérations de dégagement de la voie ferrée.

Sur les circonstances de l’accident et en attendant les conclusions que vont en tirer les services de sécurité directement concernés, voici ce que nous ont rapporté les témoins trouvés sur les lieux.

Roulant vers Hamdallaye, en provenance de la T1, le gros camion, une bétonnière du type qu’on utilise pour couler du mortier en hauteur, sur les immeubles en construction, a subitement plongé dans un trou profond recouvert d’eau, situé aux abords des rails. Ce qui l’a bloqué net dans son roulage et son moteur s’est éteint. Le chauffeur a tenté de redémarrer en vain.

C’est en ce moment que le train minier de la compagnie Friguia en provenance du port autonome pour Fria est annoncé, dans les formes et règles habituelles, nous dit-on. Devant le danger imminent qui se précisait, les occupants du camion se trouvant dans la cabine, ont préféré sauter et s’enfuir. Personne pour préciser combien ils étaient au total, à bord du véhicule. Cela reste à vérifier. Ce qu’on sait par contre avec exactitude, c’est que le train a trouvé le camion ‘’la tête’’ avancée en bordure des rails. C’est là qu’il l’a percuté violemment, séparant nettement la cabine du reste du véhicule. Et celui-ci, sans tête, avec la moitié du moteur arrachée, a été projeté de la gauche vers la droite le long des rails, après le point de choc.

Il a fallu faire recours à une immense grue pour soulever l’épave et l’embarquer sur un porte char mobilisé pour l’occasion. Des organes de la suspension du camion ont même été découpés au chalumeau pour réussir à le poser correctement sur ledit porte char.

Ces opérations ont duré de longues heures, sous le regard de nombreux curieux qui étaient massés sur les lieux, malgré le danger qui planait tout autour. Un service d’ordre constitué d’agents de la police routière de Dixinn et de surveillants d’une société de gardiennage de la place a été mobilisé pour la circonstance, jusqu’à l’enlèvement de ce qui restait du camion.

Quant au train, sa locomotive de tête a déraillé, une centaine de mètres plus loin, sans se renverser pour autant. Le reste du convoi a été reculé du côté de l’escadron de gendarmerie pour libérer la voie et permettre la circulation des véhicules dans le sens Hamdallaye-T1. Au même moment on a vu des agents d’une BTP s’affairer à boucher rapidement les trous nombreux et profonds, qui existent des deux côtés de cette 2X2 voies.

Et pour conclure, c’est une note d’alerte ou de rappel que nous avons entendu émettre par bon nombre de curieux tournant autour du lieu d’accident. Tous reconnaissent l’intérêt à accorder au dégagement des emprises des routes. Au vu de la carcasse de la cabine du camion projetée sur le bord de la route, du côté de la guérite des gardiens du passage à niveau, ils ont eu la même réflexion : ‘’ regarde où est tombée cette carcasse du camion, après sa collision avec le train ! Si par hasard, cet accident s’était produit pendant la journée, ou même le soir, c’est sûr qu’il y aurait eu beaucoup de morts. Cet endroit est toujours plein de monde. On y trouve des étalagistes, des vendeuses de légumes, des mendiants sur tricycles, des taxis en stationnement. Etc. Ça  ne désemplit pas. Pourvu que tous ceux-ci  et les autres dans le même cas, puissent bien comprendre le message, pour en tirer profit.’’

 

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