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Col. Michel Koly Sovogui, nouveau PCA de l’AGUISER: le haut gradé saura-t-il relever les défis de la sécurité routière?

A ce jour, tout semble indiquer que l’AGUISER (agence guinéenne de la sécurité routière) est partie du bon pied. Elle qui, dans le domaine précis de la lutte contre les accidents de la circulation est l’institution la plus représentative qui ait été créée jusque-là, dans le pays. Les objectifs qui lui sont assignés pour résoudre les infinies questions liées à la gestion de la sécurité routière, sont autant importants et urgents, que diversifiés et complexes. On s’aperçoit aujourd’hui que la problématique de la circulation routière, avec tous ses corollaires, est en train de constituer une réelle préoccupation pour tous. Tout le monde est concerné. Personne n’est à l’abri ! Pas même les décideurs ! En témoigne, l’accident mortel du cortège du Ministre de la Sécurité, survenu à Kolaboui.

On se souvient que ce drame faisait suite à une autre série noire d’accidents qui s’étaient produits, successivement à Tondon et à Kankan, avec un bilan lourd de quelque 18 morts et une vingtaine de blessés. La gravité de la situation a justifié que les autorités au plus haut niveau s’en mêlent. C’est ainsi que le sujet a atterri sur la table du conseil des ministres qui se tenait alors à Kindia, en période d’immersion gouvernementale à l’intérieur du pays.

A cette occasion, nos dirigeants ont consacré tout un chapitre à leur ordre du jour, pour débattre des accidents de la circulation. Ils ont listé et analysé les causes qui les favorisent avant de dresser un répertoire de mesures à mettre en œuvre pour les enrayer, sinon les limiter. Ces événements tragiques, ajoutés à tant d’autres qui les ont précédés, ont créé un déclic dans la conscience collective.

A cela, est venu s’ajouter une volonté politique, clairement exprimée, qui a sans doute, conduit au déclenchement de ce processus de revitalisation du secteur de gestion de la sécurité routière. Lequel aboutit à la nomination des membres du conseil d’administration de l’AGUISER.

A partir de là, les observateurs notent qu’un signal fort et clair a été donné à cette institution de se déployer effectivement sur le terrain, pour le triomphe de la sécurité routière dans le pays. Ce feu vert concédé par les autorités, est l’expression de leur détermination à assurer une meilleure protection des populations contre les accidents. Il traduit en même temps, leur volonté de relever le défi. Et cela passe nécessairement par le choix judicieux de la personne qui préside aux destinées du conseil d’administration (CA).

L’heureux élu doit présenter le meilleur profil dans le domaine concerné, d’autant qu’il s’agit d’une activité qui exige, non seulement, des compétences avérées mais aussi, une grande expérience dans la sécurité routière.

C’est sur le lieutenant-colonel Michel Koly Sovogui, commandement du groupement spécial de gendarmerie routière de Conakry, que le choix a finalement porté.

Ce coup du destin met ainsi en première ligne du combat contre les accidents, un officier supérieur de la gendarmerie que nous vous présentons succinctement ici, à travers son parcours professionnel qui le campe, mieux que les mots.

Incorporé dans l’armée guinéenne en 1993, il a fait sa formation commune de base (FCB) au Centre d’Instruction de N’Zérékoré (CIN’Z), camp Béhanzin de la Quatrième Région Militaire, puis à celui de Kindia (CIK), Camp Kèmè Bouréma- Première Région Militaire.

Par suite d’un concours, il est admis pour la Gendarmerie Nationale. Il entre à l’Ecole Nationale de Sonfonia où il passe le CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle). A sa sortie, en juillet 1996, il obtient la mention : Très bien. On le mute alors à la transmission qu’on appelait à l’époque, Bureau Central des Transmissions (BCT).

Le 23 Février 1999, il est désigné pour une formation, toujours à l’Ecole Nationale de la Gendarmerie de Sonfonia, où il obtient le Diplôme d’Officier de Police Judiciaire (OPJ) avec mention : Bien.

Du 15 Novembre 1999 au 17 Janvier 2000, il suit une autre formation, cette fois, d’Officier de Constat et Secrétaires, dans la même École de la Gendarmerie. A sa sortie, il est muté à la Compagnie Sécurité Routière.

Un intervalle de deux ans se produit alors, pendant lequel, il est mobilisé pour le front, contre les attaques rebelles. A son retour, il reste toujours maintenu à son ancien poste, à la Gendarmerie Routière.

En 2004, il est de la 6ème promotion du BIA (Brevet Inter Armées), diplôme qu’il obtient le 14 Octobre de la même année, avec la mention : Bien, toujours à l’Ecole Nationale de la Gendarmerie de Sonfonia.

En 2009, à la faveur de la prise du Pouvoir par le CNDD, il est nommé Commandant Adjoint de la Compagnie Sécurité Routière, sous les ordres du Colonel Yéro Oury DIALLO.

Du 13 Avril au 16 Mai 2014, il suit avec succès le Cours de Perfectionnement des Officiers de la Gendarmerie Nationale (CPOGN) à Sonfonia, d’où il sort Major de sa promotion avec la mention : Excellent, le 1er Juillet 2014.

La même année, il est désigné pour un séminaire sur la propriété intellectuelle, à Lomé (Togo).

En 2015, il part en stage à Casablanca (Maroc), à l’Ecole Royale des Officiers de Gendarmerie (EROG), pour suivre les cours de Capitaine (CDC) ou Cours de Formation des Commandants d’Unités (CFCU), du 05 Octobre 2015 au 24 juin 2016. Il passe son Diplôme, avec succès.

Il obtient également le Diplôme d’Etat-Major de la Gendarmerie avec mention bien, après 6 mois de stage à Libreville, à l’Ecole de la Gendarmerie de OWENDO, une des communes de la capitale gabonaise.

En 2017, le Colonel Yéro Oury DIALLO, étant admis à faire valoir ses droits à la retraite, le lieutenant-colonel Michel est nommé Commandant de la gendarmerie routière, poste qui évoluera, au gré des réformes, sous l’intitulé de commandement de la gendarmerie routière, avant celui actuel de groupement spécial de gendarmerie routière.

Et voilà qu’à présent, il est, depuis le 15 juin dernier, le président du CA de l’Agence guinéenne de la Sécurité Routière (AGUISER).

A l’annonce de cet heureux événement, doublé de haute responsabilité et d’obligation de résultats, sa foi et sa piété que ses proches lui reconnaissent, lui ont fait dire avec émotion : « Prions Dieu, le Père Tout Puissant, qu’Il achève ce qu’Il a commencé. »

Sur le chemin ainsi ouvert, pour le bien de notre pays, nous lui souhaitons bonne chance et plein succès !

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