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C’est parti pour la première édition de Label Guinée, le Salon des productions locales

A l’initiative de Label Guinée, la première édition du Salon des productions locales s’est ouverte ce lundi 25 octobre 2021. Elle se poursuivra jusqu’au samedi 30 octobre courant. C’est le chapiteau du traiteur By Issa qui a servi de cadre à cet effet, en présence de nombreux invités dont les représentants des missions diplomatiques et consulaires en poste à Conakry.

Dans son discours de bienvenue, le Directeur général adjoint du Groupe Chapiteau By Issa a tout d’abord salué l’idée qui a prévalu à la conception de cet évènement qui colle bien avec le parcours de son Groupe.

« Nous ne savons pas travailler. Mais pour travailler, on essaie. L’endroit qui nous accueille aujourd’hui est un exemple typique de Made in Guinée. Il n’y a pas deux ans, on fumait de la drogue sur cet espace. Un endroit où il y avait beaucoup d’ordures. On s’est dit de transformer cet endroit en un lieu où les gens peuvent se retrouver et faire des évènements. Donc, nous sommes très heureux de vous recevoir ici et de vous raconter cette petite histoire. Et quand on parle de Made in Guinée, je pense que By Issa est un exemple type. On n’a pas besoin d’être ministres, directeurs ou Secrétaires généraux pour aider ce pays. Avec les petits moyens, on peut faire de grandes choses. Il suffit de le vouloir », a indiqué Ibrahima Demba Camara.

De son côté, le Commissaire général de Label Guinée a dit qu’en initiant ce projet, l’ambition première est de mettre l’accent sur ce que chacun peut apporter au pays. Toute chose qui, de l’avis de Mohamed Banks Bangoura, ne devient possible que si on bénéficie d’un accompagnement, si on croit en soi et si on est là pour leur faciliter ce qu’ils sont en train de faire.

« Le Salon Label Guinée est une première réponse à une problématique centrale. C’est comment faire en sorte qu’au quotidien ce que nous vivons, ce que nous portons, ce que faisons, ce que nous achetons, que le Made in Guinée soit de plus en plus présent ; pas qu’on ait tout du Made in Guinée, mais qu’on ait davantage du Made in Guinée. C’est le pari que nous avons pris. Et au regard de votre mobilisation et de votre adhésion au projet qui n’en est qu’à sa première édition, on peut dire qu’ensemble, dans les prochaines années, ce pari, nous allons le réussir. Ce pari, nous allons le relever », a-t-il dit.

Dans la même lancée, Mohamed Banks Bangoura a insisté sur le fait que sans l’accompagnement des partenaires, l’on ne peut aussi pas faire grand-chose. « Et c’est là où je vais souligner l’importance de l’accompagnement du Programme des Nations-Unies pour le développement, du programme INTEGRA, Youth Connekt for Women et ENABEL », a-t-il entre autres énuméré.

Prenant la parole, le Représentant résident du PNUD en Guinée s’est dit tout heureux de prendre part au lancement de la première édition de ce « merveilleux » évènement qui met en valeur la production, la valorisation des savoirs, la transformation culturelle, l’investissement dans la qualité de la production guinéenne et dans la compétitivité-prix. Toute chose qui demeure un enjeu majeur aux yeux de M. Luc Grégoire.

C’est le représentant du Premier ministre, par ailleurs Conseiller en charge du Contenu local à la Primature qui a officié la cérémonie. Une occasion que Daniel Victor Bangoura a mise à profit pour exprimer toute l’importance que le Premier ministre de la transition attache à cet évènement.

« Il apporte tout son soutien aux producteurs locaux et à la réussite de ce Salon qui est une belle initiative. En ce sens qu’il est un lieu d’échanges, rencontres, de brassages, mais surtout un lieu qui donne une grande visibilité à notre savoir-faire guinéen qu’il faut valoriser. Cette valorisation doit passer par le Consommons Guinéen », a déclaré M. Bangoura.

« D’ores et déjà, poursuivra-t-il, vous savez pouvoir compter sur la détermination du Premier ministre pour soutenir l’industrie locale et lui donner les moyens de réussir les défis auxquels elle fait face et qui sont nombreux. Il s’agit entre autres de l’autosuffisance alimentaire et de l’exportation du Made in Guinée, la structuration de nos efforts est indispensable pour pouvoir nous vendre à l’étranger et faire face à la guerre commerciale dont l’effet générateur est la mondialisation. Encourageons le Made in Guinée. Soutenons le Made in Guinée. Consommons le Made in Guinée. Fédérons autour du Made in Guinée. Et soyons fiers du Made in Guinée ».

Plus qu’un événement, ce Salon se veut un projet. Il a démarré il y a une dizaine de jours, à travers trois formations : la première au métier de la mode avec quarante jeunes filles qui, pendant une dizaine de jours, ont reçu une formation experte pour leur permettre de mieux comprendre le métier de la mode. Une autre formation a été accordée à quinze jeunes filles, suivie d’une troisième dédiée au métier de la maroquinerie.

Cette première journée a été marquée par une visite dans stands d’exposition-vente. Elle a été également auréolée de la tenue d’un panel autour du thème : les enjeux de la labellisation : défis et perspectives.

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