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Boussoura Mawdhé : « on ne sent l’autorité que quand il y a problème » dénonce la communauté.

Situé à l’ouest de la ville de Labé, Boussoura Mawdhé un secteur du district de Madina Douka dans la sous-préfecture de Diari est l’un des villages les plus enclavé de la préfecture de Labé. Pas de route, pas de forage, pas d’école, pas de structure sanitaire, les habitants de Boussoura Mawdhé sont abandonnés à leur propre sort. De sorte que selon le responsable de la jeunesse, ils ne sentent la présence de l’Etat que quand il y a problème dans le village.

Composé d’environs 2 000 habitants, Boussoura Mawdhé est a 15 kilomètres de Madina Douka son chef lieu. « Les habitants du village sont armés de courage et son sur tous les terrains. La mosquée que vous voyez là c’est grâce à la communauté, la route que vous avez empruntér pour venir ici à été réalisée à 100% par la communauté. Par ailleurs on n’a pas d’école, on n’a pas de structure sanitaire, on n’a pas de forage ; le gouvernement n’a rien fait dans notre village », dénonce Abdoulaye Sirifou Diallo, le chef du secteur.

«  Les autorités actuelles ne nous on rien apporte. On n’a rien ici, absolument rien ; même une brique. Très souvent les jeunes nourrissent l’envie de se faire entendre mais on arrive à les canaliser. On ne sent l’autorité ici que quand il y a problème, c’est à dire quand ils débarquent pour embarquer les suspects. C’est seulement dans ce genre de circonstance qu’on se rend compte qu’on a des responsables. Si non on ne voit personne » enfonce Mamadou Korka Diallo, le responsable de la jeunesse de Boussoura Mawdhé.

Pour le transport des malades vers la structure sanitaire la plus proche, la communauté utilise les moyens de bord enchaine Abdoulaye Sirifou Diallo. «Actuellement si on a un malade on se donne les mains pour aller trouver un engin car avant c’est des branches d’arbres qu’on utilisait pour transporter nos malades à pieds. Désormais, on part chercher une moto pour l’amener à Douka, Diari ou à Labé. C’est environs 15 kilomètres qui nous sépare de la commune rurale »déclare-t-il.

Pour ce qui est de l’eau, le problème reste entier : « à part la source naturelle que nous avons il n’y a aucun autre moyens d’approvisionnement. Il n’y a jamais eu de forage ici. La source est à l’extrémité, à environs 3 kilomètres du village. Depuis la création de ce village on n’a jamais eu de forage. Il fut un temps, des blancs ont voulu nous doter d’un forage, ils sont venus jusqu’ici et voulaient réaliser le forage aux abords de la mosquée. Mais comme il n’y avait pas de route pour que le véhicule puisse rallier la mosquée, ils sont rentrés et depuis on a aucune nouvelles » ajoute Abdoulaye Sirifou Diallo le responsable dudit secteur.

L’autre grand défi non des moindres ; c’est l’alphabétisation des enfants. « Les enfants étudient à Madina Douka c’est-à-dire à 07 kilomètres d’ici. Chaque jour,les enfants font le trajet aller– retour à pieds. C’est vrai que 07 kilomètres ce n’est pas trop distant ; mais c’est très distant pour des enfants qui n’ont aucune défense. Chaque jour tu as une grande angoisse avant le retour de ton enfant et c’est ce qui empêche beaucoup d’entre nous d’amener leurs enfants à l’école. Si tu rentres dans le village, tu trouveras au moins 200 enfants en âge d’aller à l’école qui n’ont toujours pas été inscrits. C’est une infime partie de la communauté qui accepte d’envoyer leurs enfants à l’école », soutient le responsable de la jeunesse.

Il faut signaler que l’élevage et l’agriculture sont les principales activités de ce village qui peine à joindre les deux bouts.

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