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Arrêt sur image : quand une insécurité avérée évolue en plus grave

Sur ce coup là, nous pouvons dire que le hasard ou sinon la chance a été de notre côté. Rarement chasseur d’images aura été autant bien servi. Malgré qu’il n’ait point eu besoin de jouer au paparazzi. Se contentant simplement de suivre un véhicule et de rester attentif à l’arrière.

Ce réflexe a permis de fixer en deux temps, deux arrêts sur image sur le même sujet d’insécurité. Après le premier que nous vous avons proposé dans notre parution de ce mardi 19, voici le second. Les deux faits se suivent chronologiquement, sans se ressembler.

Dans celui d’aujourd’hui, on note une gravité évolutive, très marquée. Si la première image nous présentait deux jeunes gens, assis sur le toit du véhicule dans une posture qui faisait craindre qu’ils heurtent de leur tête la passerelle se trouvant à quelques mètres, devant eux, cette fois, c’est tout différent. Leur nouvelle position prouve que pendant le roulage, malgré les risques, ils ont dû se bouger pour retrouver un semblant de confort sur le toit.

Nos deux imprudents sont à présent assis, le plus tranquillement du monde. Le premier, comme dans la précédente publication, fait dos à la route, le second, quant à lui, est assis sur la roue de secours du véhicule. Et, s’il vous plaît ! Il a son portable collé à l’oreille. Modernisme, quand tu nous tiens !

En pareil cas, s’il est établi qu’il communique, il est alors évident qu’il est distrait et ne tient plus compte de rien, autour de lui. En pareil cas, c’est connu, toute notion de sécurité disparaît. Il peut même oublier, l’instant de l’appel, l’endroit où il est. Il peut alors avoir une réaction ou faire un geste inapproprié, par rapport à sa position. Il peut être déséquilibré en cas de freinage brusque ou de choc, bien probable. Et… tomber du haut du véhicule !

Ne l’oublions pas, c’est de nos enfants qu’il s’agit. S’ils se comportent ainsi, c’est bien parce que nous le voulons. Ne sommes-nous pas responsables ? 0h, que si !

Une telle image de notre circulation n’est guère souhaitable. Non plus, pas honorable. Le chauffeur pouvait empêcher un tel comportement à risque. Son véhicule déjà plein, à ras-bord, au point que la portière est restée entrebâillée, sa galerie remplie au seuil de la hauteur admise. Il lui incombait de mettre ces jeunes ailleurs que là où ils sont.

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En pareille situation, on rétorque toujours à ceux qui s’interdisent de telles pratiques, qu’ils sont peureux, craintifs, ou dépassés. On ajoute que cela se voit tous les jours et que c’est sans danger. Soit ! Mais alors, que fait-on  de notre sécurité sur la route, de l’image que notre pays doit offrir aux autres, du bon exemple que nous devons donner à nos enfants ?

Celui qui écrit ces lignes dispose d’éléments de comparaison pour mesurer le chemin parcouru par notre sécurité routière. Avoir eu la chance de vivre depuis la première république lui confère cet atout et lui permet de dire avec force, qu’aux premières années de notre indépendance, jamais on a toléré de pareils comportements, surtout en pleine ville !

La police se montrait toujours inflexible là-dessus. Tant et si bien, que les conducteurs se rendant à Conakry, dès le Km 36, se mettaient en ordre, corrigeaient toutes les mauvaises attitudes, réglaient leur éclairage, faisaient cesser les surcharges et l’insécurité de bagages ou de passagers. Ils étaient attentifs, voire soucieux d’arriver à Conakry dans les normes.

C’était le prix à payer pour éviter la sanction. Celle-ci, en cas de violation du code de la route, tombait toujours sans faiblesse et sans abus. Les conducteurs indélicats étaient tous sanctionnés de la même manière. Et ces derniers obtempèrent à leur tour, sans rechigner. On n’entendait pas dire comme aujourd’hui, « est-ce que tu sais qui je suis ? Et tout le reste…

Eh, oui! Bien de choses ont changé.  La ville s’est développée sur tous les plans : démographie, urbanisation, réseau routier, parc automobile, etc. Tout a changé et s’est amélioré. Sauf, hélas, le sens civique, les mœurs, les comportements, le respect des règles établies dans la circulation !

En somme, ce qui constitue l’essentiel, le fondamental, l’élément moteur pour mieux intégrer tout le reste, comme le vivre-ensemble dans la discipline et la cohésion, le respect de l’autre et des règles établies, la sécurité pour tous. Rien de tout cela ne s’est amélioré. Notre qualité comportementale s’est plutôt dégradée. Le recul est palpable aujourd’hui. Il suffit d’observer la circulation pour s’en convaincre. Et c’est bien dommage !

En attendant d’en reparler plus en détail, une autre fois, il est temps que nous nous reprenions vite, pour revenir à nos anciennes valeurs, basées sur le respect strict du code de la route et l’égalité de tous devant la loi.

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