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Arrêt sur image : quand le défaut de visite technique impacte dangereusement le transport routier

Ce camion semi-remorque que l’on voit là à l’image est en panne à Damakaniya, une sous-préfecture, située à l’orée du centre urbain de Kindia.

A en juger par sa position sur la chaussée, tout porte à croire que l’ennui pour lequel il est immobilisé, est sérieux. Quand on le voit de face, il a l’air difforme, arqué, avec le tracteur orienté vers le milieu de la chaussée comme s’il prenait le départ, pendant que la remorque,presque totalement affaissée, est plutôt entraînée vers le côté opposé. Vu de loin, cela donne à l’ensemble une forme bizarre qui met aussitôt en alerte. Et ce n’est pas tout ! Dès lors qu’on se rapproche du camion, on comprend tout de suite la nature et l’étendue de ses ennuis mécaniques : le tracteur a son essieu arrière gauche soulevé montrant ses roues assez haut perchées. Il est presque entièrement séparé de la remorque qui a presque touché terre du côté droit de la chaussée. C’est ce violent déséquilibre qui a créé la torsion du tracteur et qui explique, en fonction de la déclivité du sol et de l’inclinaison subie, la remontée de l’essieu arrière.

Voilà donc un camion en panne qui va rester immobilisé, sans doute pour un temps illimité, à un endroit où la circulation est intense, de jour comme de nuit et où la densité de population est forte. Sa présence rend la circulation difficile, surtout le croisement. Les usagers qui arrivent par la voie de droite occupée par le camion, sont donc obligés de marquer un temps d’arrêt pour céder le passage à ceux qui viennent en sens inverse. Ce qui, en fonction de l’intensité du trafic, favorise bien souvent, des bouchons cycliques. Heureusement qu’à ce niveau la chaussée présente des accotements larges et accessibles. Ce qui permet à certains usagers de les utiliser, en s’éloignant de la partie bitumée, donnant ainsi plus d’ouverture à ceux qui viennent d’en face.

Il est facile de comprendre que, riverains comme passants, soient choqués ou à tout le moins incommodés par la présence incongrue de ce camion en ces lieux. Une situation qui n’apporte que de la gêne et des risques manifestes d’accidents.

Et cela est d’autant plus déplorable qu’il s’agit de la résultante du comportement d’un transporteur qui a fait fi des règles qui régissent l’exercice de son activité. Il s’agit là, de toute évidence, d’une rupture d’attelage due à un arrachage de la sellette. Ce type de panne peut être évité si le propriétaire pense à entretenir un tant soit peu son camion et surtout à le soumettre à la visite technique périodique, obligatoire. Sur un tout autre plan, la panne peut être, non pas évitée, mais au moins différée si la charge prescrite par le règlement est respectée. Ce qui est loin d’être le cas ici : ce camion est apparemment en surcharge. Ce sont ces éléments qui constituent l’agent causal de cette panne sur cette route nationale en reconstruction. Pourrions-nous en tirer les leçons qui s’imposent. Là est toute la question !

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