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Arrêt sur image : c’est à se demander comment on va appeler cette voiture ?

Que voit-on là, à l’image ? Une voiture de marque ‘’colonel’’ ou la voiture du ou d’un colonel ? On ne saurait y répondre avec exactitude. Ce mot ou ce grade, on ne sait ce qu’il faut comprendre au juste, est tellement apparent, tellement mis en relief qu’on ne voit aucun autre qualificatif à utiliser de prime abord pour identifier cette voiture. Une telle réalité pourrait ne pas surprendre grand monde, d’autant que c’est l’une des facettes de notre circulation routière qu’il nous est donné de voir, chaque jour qui passe. On rencontre des véhicules et des conducteurs à qui tout manque : carte grise, assurance, phares, freins, permis de conduire… et tout le reste, qui rend un véhicule sûr et agréable à conduire.

Le paradoxe est à son comble lorsqu’on se rend compte que tout cela est considéré comme absolument normal et de l’ordre naturel des choses. Devant autant de licence et d’incivilité, personne pour s’offusquer, personne pour réagir et faire cesser le phénomène. Hélas, c’est comme ça que les choses se passent chez nous !

Tenez, le conducteur de ce  »véhicule colonel » ne donne pas l’impression d’être en règle. Rien qu’à le voir monter à bord de sa voiture. Il chausse des sandales ; son véhicule est sans plaque d’immatriculation, sans feux arrière… Sans doute que beaucoup d’autres choses manquent également au véhicule et à son conducteur. Nous nous épargnons d’en énumérer ici la liste qui va être longue et fastidieuse à dresser. Surtout que, pour ce cas de figure, la voiture assure le clando (transport irrégulier, clandestin, de passagers). Mais, le toupet dont fait preuve le conducteur ne s’arrête pas là. Il dispose d’un gyrophare amovible, du genre généralement utilisé par la police. Celui-ci est fixé selon les règles en la matière : sur le toit, du côté gauche, au-dessus du montant de la portière.

Cela se passe au vu et au su de tout le monde et en plein jour. A ce sujet, des questions nous viennent à l’esprit. Ce conducteur, absolument dans le déni des règles régissant le métier de transport en commun, agit-il en toute connaissance de cause ? Serait-il ignorant donc inconscient du caractère répréhensible de son comportement ? Ferait-il du bluff, de la forfanterie pour narguer la police ? Ou procède-t-il par trafic d’influence, intimidation et passe-droit, au nom du mot colonel, une appellation ou un grade, il est seul à le savoir, affiché grandement sur le pare-brise avant et la lunette arrière de son véhicule ?

Dans les conditions normales, rien de tous ces artifices, ne doit permettre que de tels véhicules circulent chez nous.

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