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ARP, une nouvelle formation politique s’invite dans la course pour le fauteuil présidentiel

Les désireux de briguer la magistrature suprême deviennent de plus en plus nombreux avec la naissance de partis et coalitions politiques. C’est un autre qui vient de naître avec l’existence déjà de plus d’une centaine de partis politiques qui exercent sur le territoire national. L’alliance pour le renouveau et le progrès (ARP) est le nom de cette formation politique dirigée par Mohamed Nabé. Dans une interview accordée à la rédaction de Guinéenews, le président de ce parti est revenu sur les motifs de son entrée en politique, l’ambition de son parti et a donné son avis sur la situation politique actuelle de la Guinée.

Guineenews: Présentez votre parti politique à nos lecteurs?

Mohamed Nabé:  « L’Alliance pour le Renouveau et le Progrès (ARP) est un parti politique qui a été créé il ya seulement un an en Guinée. À quelques mois de sa création, en tant que président, j’ai fait 7 mois de tournée à l’intérieur du pays sur l’implantation du parti dans 20 des 33 préfectures de la Guinée. A Conakry, nous sommes représentés dans 79 sur les 139 quartiers. Après les villes de l’intérieur et Conakry, j’ai entamé une tournée à l’international pour marquer notre existence. Nous avons notre siège qui se trouve à Yimbaya. »

Quels sont les motifs de la création de L’ARP?  

« Nous avons créé le parti pour conquérir le pouvoir. Ce n’est pas pour un but de positionnement comme le font d’autres partis qui sont créés ici dans le but d’avoir une position administrative, et puis après le parti est mort. Nous avons une autre vision de la politique, c’est la conquête du pouvoir car c’est l’essence de la création d’un parti politique. Quand j’ai créé le parti, nous l’avons implanté d’abord car nous avons estimé faire trop de communication sur un parti qui n’existe que de façon administrative ou de nom comme c’est le cas souvent chez nous, n’est pas une meilleure chose. »

Quelle est votre position sur le dialogue inter guinéen? Et de quelle coalition faites vous parti ?

« Ma position par rapport à la situation politique actuelle et surtout au cadre de dialogue, j’ai toujours souhaité qu’il y ait le dialogue dans ce pays parceque c’est une très bonne chose. Les Guinéens doivent se parler, ce qui a été toujours ma position. Je voudrais que ce dialogue soit beaucoup plus inclusif. Mais, il faut reconnaître que quand il ya conflit entre deux camps, il faut qu’ils acceptent de faire des concessions de part et d’autres. Donc, le gouvernement doit faire des concessions, de mettre tout le monde autour de la table de négociation pour discuter des problèmes de la Guinée mais aussi en Guinée. Il faut qu’on apprenne à résoudre nos problèmes et ne plus accepter qu’à chaque fois qu’il ya un conflit, on fait appel à un médiateur international pour résoudre nos problèmes; Il faut que cela cesse pour l’avancement de notre démocratie. Nous n’avons pas participé au cadre de dialogue pour la simple raison que le gouvernement a invité les coalitions des partis politiques et non les partis politiques individuellement pris. Vu que nous ne sommes dans aucune coalition, nous n’avons pas participé. Et d’ailleurs, nous sommes sur la création d’une coalition politique dont 8 partis politiques prendront part.  Nous avons décidé de nous mettre ensemble pour la création qui va naître bientôt parce que nous nous sommes dit au lieu d’aller dans une autre coalition et se faire diluer pourquoi ne pas créer la notre. La convention est déjà faite et la signature est prévue pour bientôt. »

Quel bilan tirez-vous de la transition durant ces 12 mois?

« Il faut reconnaître que toute œuvre humaine peut-être perfectible. Donc globalement, je peux dire que c’est un bilan positif même s’il ya beaucoup de choses qu’il faut corriger notamment faire en sorte qu’il y ait plus de rigueur dans certains domaines comme la justice. Éviter qu’il n’y ait pas deux poids deux mesures dans les décisions qui sont rendues par la justice. »

Êtes-vous favorables aux 24 mois conclues entre la junte et la CEDEAO ?

 » Je pense que c’est une grande avancée qu’il faut saluer d’ailleurs parceque nous étions dans une situation de positions polarisées. Il faut reconnaître qu’il ya une très grande différence de position sur la durée entre ceux qui sont contre cette transition et les responsables de la transition qui avaient proposé 39 mois.  Le fait que la CEDEAO a envoyé des techniciens électoraux qui ont travaillé avec des cadres guinéens, il ya eu un consensus de 24 mois, c’est vraiment salutaire parce qu’il faut reconnaître la plupart des partis qui étaient opposés aux chronogramme initial parlaient de 16 à 24 mois. Donc, ce consensus de 24 mois est une très grande avancée. Maintenant quand la mise en œuvre rapide de ce chronogramme pour qu’il soit entamé est la grosse question. »

Quelle est la force de votre parti politique pour les élections en vue?

« Nous avons créé notre parti c’est pour la conquête du pouvoir, nous allons mettre tout en œuvre pour que toutes les élections qui seront organisées en Guinée afin que nous participons. Des dispositions sont entrain d’être prises dans ce sens, nous y travaillons ».

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