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Après 100 jours au ministère de la Justice, Charles Wright dresse son bilan à mi-parcours 

Après près de trois mois de gestion à la tête du ministère de la Justice, Charles Wright a dressé son bilan à mi-parcours ce jeudi 27 octobre 2022.
De manière exhaustive le ministre de la Justice a fièrement énuméré des actions marques de fabrique. Il est le troisième ministre à la tête de ce département depuis l’avènement du CNRD le 5 septembre.
« Depuis ma prise de fonction, je me suis fixé l’objectif de lutter contre l’impunité, la corruption, bref doter le département de la justice d’une politique pénale de gouvernement, mais aussi d’une politique pénitentiaire ». 
Dans le premier volet de ses objectifs, Charles Wright annonce que son équipe a pu doter le département de la Justice, d’un document de politique pénale mais aussi d’une politique pénitentiaire. Une première, dit-il, depuis l’accession de la Guinée à l’indépendance en 1958. Sur le plan  infrastructurel, le Garde des Sceaux regrette qu’au niveau du département de la justice, les questions d’infrastructures pénitentiaires soient souvent reléguées au second plan. Cela parce que, dit-il, « les différents marchés d’infrastructures et du département de la justice, ont été par endroit teintés par des démarches qui ne sont pas en adéquation avec la loi relative au code des marchés publics ».
Par ailleurs dans le cadre de la lutte contre l’impunité comme il s’était engagé à sa prise de fonction, Charles Wright brandit au-delà de tout, la tenue du procès du 28septembre. « Nous avons déjoué les pronostiques parce que tel que ça été décrit dans notre calendrier et l’engagement que nous avons pris lors de la session du conseil des droits de l’homme à Genève, il y’a eu plusieurs recommandations que la Guinée n’avait pas jusque jusque-là honorées.
Parmi lesquelles figurent celles faisant obligation à l’Etat guinéen d’organiser le procès du 28 septembre. Aujourd’hui, c’est une étape franchie », s’est-il réjoui.
Dans le deuxième volet de son bilan, se situe la protection des droits de l’homme. A ce niveau également, des actions ont été menées, dont, « l’adoption des différentes lois présentées en conseil interministériel puis en conseil des ministres et au CNT. Le projet de loi relatif a la modification de certaines dispositions du code de procédure pénale; la dotation de la loi portant protection des témoins des victimes et des personnes à risques, le projet de loi portant aide juridictionnelle ».
Dans la même logique, Charles Wright s’est réjoui aussi de  la tenue des audiences criminelles. Il a annoncé que dans le cadre de la politique de pouvoir désengorger des prisons et d’assurer la diligence dans le traitement et le jugement des affaires criminelles, des juridictions sont en train d’organiser des audiences criminelles sur toute l’étendue du territoire national. Au delà de cela, dit-il,  « nous avons réussi à faire  la moralisation de l’institution judiciaire. Nous avons opté pour la formation des magistrats, nous avons doté le département d’un arrêté qui vise la création dun comité de lutte contre la drogue, nous avons fourni beaucoup d’efforts dans le cadre de la mise en place d’infrastructures judiciaires et pénitentiaires, nous nous sommes inscrits dans le cadre de la formation des gardes pénitentiaires ».
Pour les mois à venir, le ministre de la Justice annonce que « il faille préparer des projets de lois pour la mise en place des bureaux d’aides juridictionnelles avec toutes les conditionnalités de ravitaillement du fonds, qui va être géré par un établissement à caractère public. Nous nous fixons également à partir du mois prochain pour ambition, le recrutement de 100 magistrats et de 100 greffiers. Afin de combler le manque à gagner dans le cadre de la politique du président de la transition, à faire falloir le droit à la retraite de certains magistrats », a laissé entendre le ministre de la Justice Alphonse Charles Wright.
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