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Aménagement de la voirie urbaine : quand ce sont des facteurs externes qui poussent à accélérer les travaux

C’est le cas de le dire, une grande proportion des opérations d’assainissement de la voirie a connu une réactivation ces derniers jours. L’arrivée très prochaine des grandes pluies y est certes pour beaucoup. Partout, on note un branle-bas, sinon une certaine fébrilité. Les tranchées ouvertes à travers la ville, fourmillent d’ouvriers qui s’activent.  Ici on pose des buses qu’on ajuste et maçonne dans les tranchées longtemps ouvertes et là on couvre les caniveaux rendus à neuf.

Il arrive que dans certains cas, on s’aperçoive que les travaux sont achevés. Et on admire alors avec grand plaisir, la nouvelle route, très agréable à voir, parce que bien aménagée et matérialisée.

Mais, au même moment où l’on parle de cette réactivation prononcée des travaux, on s’aperçoit que le projet court toujours, sans tenir compte de la saison des pluies, dont l’arrivée imminente va forcément impacter les travaux. Des fouilles continuent d’être ouvertes, sans doute, pour des rajouts de dernière minute, apparemment tardifs. Cela intrigue forcément les usagers qui passent difficilement par ces endroits. Quant aux riverains, c’est la souffrance assurée que la pluie leur apporte. Chaque fois qu’elle tombe, c’est l’inondation ou les ordures !

S’il est convenu que ces travaux sont d’utilité publique avérée, que personne ne discute, par contre on peut exprimer une réserve quant à leur planification et la lenteur dans leur exécution. Il y a longtemps que certains de ces chantiers ont été entrepris. Sans jamais finir. Quand il a fallu reprendre certains d’entre eux, la société préposée a dû enlever des tonnes de terre et d’ordures entassées ou réparer sur une bonne longueur, des ferraillages tordus ou détachés.

Pourquoi entreprendre de telles activités, si l’on n’est pas assuré qu’elles finissent avant la saison des pluies ? Pourquoi donne-t-on un contrat à une entreprise qui s’arrête en chemin et ne tient pas le délai prescrit ?

Pourquoi réagir seulement quand les autorités donnent des coups de semonce ? A ce titre, on se souvient que lors d’un conseil des ministres, le Colonel Mamadi Doumbouya a rappelé, à juste titre, la nécessité d’en finir avec tous ces chantiers ouverts dans la capitale, avant la saison des pluies. Pour parer à tous les ennuis qu’ils peuvent causer aux populations, surtout riveraines.

Pour une bonne partie de l’opinion, il a suffi que cela soit dit pour que les ardeurs des entreprises adjudicataires se décuplent et qu’on veuille faire les bouchées doubles. Pourvu que celles-ci, qui se traduisent par un certain empressement, pour ne pas dire de la précipitation, ne compromettent pas la qualité attendue.

Il est temps qu’on arrête de réactiver nos travaux, seulement quand le Chef nous le demande ou quand il nous rappelle à l’ordre. Épargnons lui d’avoir à se préoccuper de tous ces détails qui le distraient dans la conduite des destinées du pays.

Évitons les injonctions et faisons, correctement et à temps, ce que nous avons à faire, dans le cadre de la construction nationale.

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