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Affaire viols à Dabompa:  l’orphelinat Hakuna MATATA donne ses versions des faits 

Le viol sur cinq filles de l’orphelinat Hakuna MATATA de Dabompa a alimenté la toile ce 3 avril 2022. Mais dans un communiqué publié sur sa page Facebook, l’orphelinat a déploré la façon dont l’information a été divulguée et menace de poursuivre tout individu qui mettra à la place publique l’identité des victimes. (Image d’archives)

Dans son communiqué, l’orphelinat rappelle que c’est le 31 mars 2022 que des échauffourées ont perturbé l’orphelinat dues à des accusations d’agressions sexuelles contre l’époux de Laurence Rouyer, fondatrice dudit orphelinat.

« Interpellée par les échauffements, la fondatrice de l’Orphelinat, Madame Laurence Rouyer a immédiatement tenté de comprendre les faits en interrogeant les personnes sur place, y compris son époux. Soucieuse de la sécurité des enfants, Mme Laurence et les autres collaborateurs de l’orphelinat ont entrepris d’éclaircir la situation de la façon la plus stricte et prompte. Il a été procédé à une écoute des enfants qui, dans un premier temps, étaient effrayés et réticents à l’idée de parler. Après plusieurs minutes d’hésitation, l’une d’elle, encouragée par d’autres enfants, est sortie de son silence et a confirmé les allégations. Cet acte de bravoure a déterminé d’autres enfants à dénoncer la violence dont ils ont été victimes », a expliqué l’orphelinat Hakuna MATATA, avant de préciser qu’immédiatement, il a entrepris des démarches judiciaires qui ont conduit à la sécurisation des enfants, mais aussi à l’arrestation de N.L.C contre qui un mandat de dépôt a été délivré par le tribunal de première instance de Mafanco le 1er avril à 16h.

L’orphelinat s’est indigné du dispatching de cette information de manière « anarchique » sur les réseaux sociaux : « Soucieux d’une procédure judiciaire normale et croulant sous le poids des démarches administratives pour la correcte application de la loi, l’orphelinat s’assurait de l’accomplissement des actes répondant à cette urgence avant toute communication officielle. Malheureusement, dans ce laps de temps tumultueux, le 02 avril 2022, des personnes sans titre ni qualité se sont accaparées de l’information sans en avoir la maîtrise et l’ont relayée sur les médias sociaux de manière totalement anarchique et irresponsable. L’orphelinat regrette et condamne ce procédé de communication contraire à toutes les normes déontologiques et procédurales. »

Il a ensuite exhorté les autorités judiciaires, la société civile, les médias et toute la communauté guinéenne à respecter le droit à l’image des enfants, et menace de poursuivre tout individu qui dévoilera l’identité des victimes : « Toute personne qui divulguera l’identité des enfants sera poursuivie conformément aux dispositions précitées. En outre, pour éviter la désinformation, toutes les données concernant l’affaire seront accessibles en temps propices sur les différents canaux officiels de communication de l’ORPHELINAT. »

Laurence Rouyer s’est désolidarisée de son époux et s’est engagée à coopérer avec la justice pour toute la durée de la procédure judiciaire.

Si sur les réseaux sociaux on parle de cinq filles violées, la fondatrice de l’orphelinat n’a donné aucun chiffre pour l’instant.

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