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Affaire Ben Daouda Nansoko et cie : le parquet de la Crief requiert la relaxe pour les prévenus

L’affaire du présumé détournement de deniers publics, faux et usage de faux en écriture publique, enrichissement illicite et complicité des agents comptables de la commune de Dixinn, s’est poursuivie ce jeudi 8 décembre 2022 à la CRIEF.
Dans cette affaire, il est reproché à Dame Lucia Camara, Elhadj Ben Daouda Nansoko, Aissata Sylla, Aminatou Bah et Mariama Keita, d’avoir « détourné » le montant d’un milliard 449 millions 481 mille  109 francs guinéens.
Une somme destinée au paiement des agents de la santé, de l’éducation et de l’administration de la commune de Dixinn.
Suite à la comparution de certains fonctionnaires lors de la précédente audience, il a été prouvé que les salariés de la commune ont reçu le montant qui leur est dû avec pour preuves des bulletins de salaire.
A la suite des débats, le représentant de l’Etat a reconnu la non existence de détournement dans cette procédure. Ainsi, il explique qu’avec « l’honnêteté intellectuelle, nous ne parlons plus de détournement dans cette procédure dans la mesure où les salariés ont tous reconnu avoir reçu leur salaire avec des preuves à l’appui. »
Cependant, le représentant de l’Etat dans cette affaire, Me Gilbert Haba, a déploré « la négligence des accusés dans leur manière de travail ».
Par conséquent, il a demandé à la cour « de condamner les prévenus à payer une amande de 100 millions de francs guinéens chacun » à titre de dommages et intérêts.
Pour les avocats de la défense, « c’est une satisfaction que le plaignant reconnaisse la non existence de délits dans cette affaire ». Mais, contestent la demande formulée par le représentant de l’Etat. « Pour des cadres qui ont servi loyalement l’Etat, on ne peut pas demander à ces gens de payer 100 millions chacun à ce même État, en tout cas si l’on ne veut pas leur causer des problèmes », explique Me Sidiki Bereté, l’avocat de la défense.
Dans son réquisitoire, le ministère public s’est prononcé en faveur des prévenus. Tout en estimant que les infractions ne sont pas établies, le parquet de la chambre de jugement a requis la relaxe pure et simple des prévenus.
Le président de la cour a renvoyé l’affaire au 19 décembre prochain pour le délibéré.
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