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Affaire 28 septembre : un avocat de Tiégboro déplore le non-respect de la dignité de son client 

Me. Jean Moussa Sovogui, l’un des avocats de L’ex-patron de la cellule de lutte anti-drogue en Guinée, colonel Moussa Tiégboro Camara a déploré hier lundi le non-respect de la dignité de son client par l’un des avocats de la partie civile.

Selon Me Jean Moussa Sovogui, le procès des événements du 28 septembre n’est pas un procès contradictoire. C’est la raison pour laquelle, dit-il, l’audience se soit terminé par un incident.

« L’audience s’est terminée finalement par un incident comme vous l’avez constaté. Quand un citoyen est à la barre, il doit être traité avec tous les égards. Sa dignité ne doit pas être compromise. C’est ce qui vient de se passer quand l’un des avocats de la partie civile a indiqué et réitère que le Colonel Moussa Tiégboro est un menteur. Tant que ses propos ne sont pas retirés, nous ne sommes pas prêts à continuer ce débat… C’est une manière d’obtenir des éléments à charge contre mon client. Nous n’avons pas l’intégralité des pièces, pour pouvoir valablement et effectivement assurer la défense de nos clients. Nous avons cette préoccupation majeure. Au terme de l’article préliminaire du code de procédure pénale, alinéa 1, le procès doit être équitable, contradictoire et préserver l’équilibre de toutes les parties. Nous estimons, pour le moment que le procès n’est pas contradictoire. Nous avons néanmoins accepté. Comme le tribunal a indiqué que les pièces demandées seront communiquées par la suite, nous avons accepté de continuer les débats. Mais vous voyez qu’à la suite de la narration des faits par mon client, les questions posées par le tribunal, le parquet et les avocats de la partie civile, il y a aucune preuve contre mon client. Un procès pénal se caractérise par la production des preuves. Vous ne pouvez pas vous limitez aux déclarations fantaisistes qui peuvent être faites par les parties civiles ou les témoins, qu’on ne connait même pas, qui sont sortis de nulle part, qui racontent leur vie dans les procès-verbaux. Au moment venu, nous serons prêts à les démonter, un a un. C’est pourquoi mon client avait exigé depuis l’instruction que toutes ces personnes-là comparaissent pour qu’il y ait une confrontation sérieuse. C’est à la suite, qu’on verra ce qui s’est passé. Au-delà, quand vous accusez quelqu’un de meurtres, vous devez être à même d’apporter des preuves sérieuses. Quand vous parlez d’assassinat, il faut par exemple, établir dans quelle circonstance, il y a eu préméditation et guet-apens. Parce qu’il s’agit d’un meurtre qui est aggravé. »

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