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Affaire 28 septembre : l’avocat de Dadis accuse la FIDH de protéger Sékouba Konaté 

Joint ce jeudi 29 septembre par nos confrères de Fim, Me Pépé Antoine Lamah, l’un des avocats de Dadis Camara, dénonce la violation des droits de son client et fait des révélations sur l’ex-président de la Transition de 2010, le général Sékouba Konaté.

« Mon client est revenu de lui-même sans la moindre contrainte… Il arrive et on le conduit directement à la prison centrale. C’est une humiliation pour lui en tant qu’ancien chef d’Etat.  Ils pouvaient le mettre dans une résidence surveillée d’ici la fin du procès. Mais pas à la prison centrale.  Comment voulez-vous que le capitaine Dadis soit concentré sur son dossier s’il doit toujours être animé par cette peur d’être dans le même milieu avec la personne qui a tenté de l’assassiner (Toumba, ndlr). Mon client est poursuivi pour ‘’complicité’’ parce que l’accusation estime qu’il est le commanditaire des meurtres et viols qui ont lieu au stade du 28 septembre. Ils disent à chaque fois que c’est Dadis qui a incité les gens à aller au stade mais, on ne trouve personne qui confirme cette accusation. Leurs arguments, c’est juste parce qu’il était chef des forces armées à l’époque. Mais, cela n’est pas un argument. Nulle part, il n’est écrit dans le code pénal qu’être président et commandant en chef de forces armées est une infraction » a dénoncé l’avocat de Dadis.

Poursuivants, il dira :  » pourquoi on peut incriminer le président Dadis et pas le ministre de la Défense d’alors ? Si c’était vraiment un document sérieux… Moi, à un moment donné, je me suis posé la question si la FIDH est là pour la manifestation de la vérité ou si elle travaille pour une puissance qui ne veut pas qu’on touche à Sékouba Konaté et qui veut coute que coute qu’on s’acharne contre le président Dadis seul ? Souvenez-vous, un groupe de victimes avait porté plainte contre le général Konaté après l’ordonnance de renvoi. Mais, qui n’a malheureusement abouti à rien. Si vous lisez la page 36 de l’ordonnance de renvoi, le nom du général Konaté est noté au même titre que le président Dadis, Toumba et autres comme étant des personnes qui ont procuré des armes aux gens qui ont commis ces crimes au stade. Curieusement, Sékouba qui a quand même été président par intérim pendant cette transition, n’est pas inculpé. On s’est posé la question à savoir pourquoi ? La réponse est simple, c’est seulement un acharnement contre mon client. Le pool de juges a prétexté n’avoir pas la date de naissance de Sékouba Konaté, sa situation matrimoniale ni où il est. Ce qui du coup, a plongé son cas dans une sorte d’impasse. Pourtant, en procédure pénale, il est admis de porter plainte contre X. Il y a eu des amalgames à ce sujet. Par le simple fait, pour une raison ou une autre, la FIDH n’a jamais voulu qu’on touche à cette affaire« , a déclaré en substance Me. Pépé Antoine au micro de nos confrères de Fim fm.

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