
Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, la scène politique guinéenne retient son souffle, scrutant chaque prise de position avec une attention particulière.
C’est dans ce climat que le Parti Nouvelle Génération de la République (NGR) a choisi de s’exprimer, par la voix de son président Abé Sylla, dans un texte qui oscille entre la courtoisie républicaine et une fermeté de principe.
Dans sa déclaration en date du 31 décembre, le parti « prend acte » de la proclamation des résultats provisoires par la Direction générale des Élections (DGE), annonçant la victoire du candidat Mamadi Doumbouya à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025.
La NGR reconnaît l’autorité de la DGE et salue l’effort démocratique des Guinéens, posant ainsi les bases d’un respect des institutions.
Toutefois, le cœur du message réside dans un « en même temps » révélateur. Le parti note que des « préoccupations » sur le déroulement du scrutin ont été soulevées par son camp, par des observateurs et par d’autres acteurs politiques.
Sans crier à la fraude, il exige un « examen transparent » de ces griefs via les « voies de recours prévues par la loi ». L’enjeu, clairement énoncé, est la « crédibilité finale de l’élection ».
Cette déclaration esquisse la posture que la NGR semble vouloir adopter pour la suite : celle d’une opposition responsable mais vigilante. Le texte réitère un engagement « inconditionnel » en faveur de la paix et de l’unité, appelant au dialogue et aux voies légales.
En parallèle, il affirme l’intention du parti de continuer à porter les « préoccupations et les aspirations » des citoyens, notamment sur la gouvernance et la justice sociale.
En réitérant son engagement pour l’unité et la justice sociale, le parti se prépare déjà pour l’étape suivante, celle d’une opposition vigilante qui, tout en respectant le cadre constitutionnel, ne compte rien céder sur les aspirations démocratiques de ses concitoyens.
C’est un pari sur la maturité politique, où le salut de la République prime sur les intérêts partisans, dans l’attente d’un dénouement judiciaire qui scellera, enfin, le destin de cette transition.

