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Colère noire à Boffa : la rue s’embrase contre le délestage

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La nuit n’a pas été de tout repos pour les habitants de la commune urbaine de Boffa. Dès les premières heures de la nuit, femmes, jeunes et hommes en colère ont envahi les principales artères de la ville, exprimant leur ras-le-bol face aux coupures prolongées d’électricité.
Munis de lampes torches, de téléphones portables et parfois de simples bougies, les manifestants ont sillonné les rues dans une ambiance à la fois tendue et déterminée. Des slogans hostiles à l’EDG (Électricité de Guinée) ont été scandés, dénonçant une situation devenue « invivable ».
Selon les informations recueillies sur place, plusieurs quartiers du centre-ville sont plongés dans le noir depuis plusieurs jours, aggravant les conditions de vie des populations, surtout en cette période de forte chaleur nocturne.
« À partir de 22 heures, la chaleur devient insupportable », confie un habitant. Une situation qui, selon plusieurs témoignages, empêche les familles de dormir et perturbe les activités économiques.
La mobilisation, qui s’est étendue jusqu’à 7 heures du matin, et s’est déroulée sans incident majeur. Déjà par le passé, des manifestations similaires avaient été organisées pour réclamer une desserte régulière en électricité.
Les manifestants appellent désormais les autorités à prendre des mesures concrètes contre l’EDG de Boffa  pour rétablir le courant de manière stable dans la ville.
 Selon un citoyen rencontré  à une heure du matin : « Cela fait plusieurs jours que notre quartier n’a pas de courant. On ne dort pas à cause de la chaleur. On a tout essayé, mais rien ne change. C’est pourquoi nous sommes sortis cette nuit. », a t-il exprimé
Pour sa part une femme a:  « Nous, les femmes, nous souffrons beaucoup. Impossible de conserver les aliments, impossible de se reposer. Les enfants pleurent toute la nuit à cause de la chaleur. Boffa ne mérite pas ça. Il y a des sociétés minières ici, mais la population vit dans le noir. Nous demandons simplement un courant stable. », a t-elle dit
Au moment où nous écrivions ces lignes, le calme était revenu dans la cité.
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