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Budget 2026: recettes, dépenses, Simandou… Mariama Ciré répond cash aux députés et défend sa stratégie

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Devant les députés réunis à l’occasion de l’examen et de l’adoption du volet dépenses du Projet de Loi de Finances Rectificatives (PLFR) 2026, ce samedi 7 novembre 2026, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a livré une prestation remarquée par sa clarté, sa pédagogie et sa maîtrise technique des enjeux macroéconomiques du pays.
Dans une intervention empreinte de franchise et de détermination, la ministre a rappelé dès l’entame de son propos que ce collectif budgétaire ne relevait aucunement d’un simple ajustement comptable, mais constituait un véritable acte de réorientation stratégique guidé par la volonté de transformer la richesse nationale en progrès tangible pour chaque citoyen.
Dans un contexte marqué par les perspectives majeures de l’exploitation minière du projet Simandou, Mariama Ciré Sylla a insisté sur l’urgence d’élargir et de sécuriser les ressources propres de l’État pour garantir une réelle autonomie de décision.
Elle a ainsi mis en avant une réévaluation des recettes globales à 64 000 milliards de francs guinéens, soit une hausse de 7,5 % par rapport à la loi de finances initiale, tirée en grande partie par une progression de plus de 30 % des recettes fiscales du secteur minier grâce à la création d’une direction dédiée au sein de la DGI et à l’intensification des contrôles.
Face aux préoccupations légitimes soulevées par les parlementaires concernant les exonérations fiscales, le recouvrement des créances publiques et l’absorption des fonds extérieurs, la ministre a détaillé un plan d’action ferme et structuré.
Elle a notamment révélé que les opérations de recouvrement des restes à recouvrer – évalués à 335 milliards de francs guinéens – avaient déjà permis de collecter 45 milliards de francs guinéens auprès des entreprises débitrices. Sur le volet des dépenses, réévalué à 67 925 milliards de francs guinéens (+5,8 %), Mariama Ciré Sylla s’est faite la défenseure d’un « budget crédible qui s’exécute », justifiant la révision à la baisse de certains crédits d’investissement par un impératif de maturité des projets et la volonté d’éviter l’implication dans des chantiers inachevés.
Avec une réelle ouverture d’esprit, elle a répondu sans détour aux interrogations sur les taux d’exécution affichés à 0 % dans certains ministères restructurés, expliquant qu’il s’agissait de réorganisations administratives et non d’une absence d’investissements réels.
Tout au long de son discours, la cheffe du département des Finances a réaffirmé que les priorités du gouvernement demeuraient tournées vers l’humain et les infrastructures essentielles.
Elle a énuméré les efforts d’investissement consentis pour le recrutement de 4 500 enseignants, l’appui au fonctionnement de plus de 450 centres de santé et 2 500 postes de santé à travers le pays, le soutien aux malades atteints de pathologies lourdes via la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale, ainsi que le désenclavement des zones rurales et l’accélération des chantiers routiers phares tels que l’axe Kintinian-Baranama.
De plus, elle a souligné l’effort politique d’équité territoriale traduit par la hausse de près de 50 % des crédits de fonctionnement des sous-préfectures et de 100 % des transferts aux communes.
Pour soutenir cette ambition sans fragiliser les équilibres financiers, Mariama Ciré Sylla a mis en relief la batterie de réformes de modernisation actuellement déployées, notamment la digitalisation des régies (DGI et Douanes), le déploiement des outils de contrôle et de gestion financière comme le SIKOF, le SIKOM ou L’Œil du Trésor, la plateforme TéléMonde pour la transparence des marchés publics, ainsi que la révision en cours du Code des marchés publics pour raccourcir des délais de passation jugés trop longs.
Répondant avec précision aux questions touchant au pouvoir d’achat, à l’assainissement ou au paiement des arriérés aux fournisseurs locaux – pour lequel près de 6 500 milliards de francs guinéens ont déjà été injectés cette année
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