
Face aux ravages du cancer du sein et du col de l’utérus, AGEROUTE Guinée fait de la sensibilisation un levier de prévention et de protection de la santé des femmes. A travers une séance d’information animée par des spécialistes en gynécologie-obstétrique, les travailleurs de l’institution ont été édifiés sur les causes, les signes d’alerte, l’importance du dépistage précoce et les conséquences d’une prise en charge tardive. Une initiative qui a suscité une prise de conscience et fait naître un engagement collectif : relayer l’information pour sauver des vies.Briser le silence, lever les tabous et encourager les femmes à se faire dépister, c’est le message fort qui a marqué la séance de sensibilisation organisée par l’Agence de gestion des routes de Guinée (AGEROUTE Guinée) autour du cancer du sein et du col de l’utérus. Dans une société où le manque d’information, la gêne et la peur peuvent encore retarder le recours aux soins, cette initiative s’inscrit dans une démarche de prévention et de responsabilisation face à des maladies dont les conséquences peuvent être dramatiques lorsqu’elles sont détectées tardivement.
Au cœur des échanges, Dr Havanatou Camara, gynécologue-obstétricienne à la retraite, a délivré un message sans équivoque : le dépistage précoce constitue une étape essentielle pour détecter les lésions précancéreuses, identifier les cancers à un stade précoce et améliorer les chances de traitement. Avec des mots simples, mais empreints d’une profonde conviction, la spécialiste a invité les femmes à ne pas attendre l’apparition de symptômes graves avant de consulter.
« Toutes les femmes à partir de 25 ans doivent aller dans une structure où l’on peut faire le dépistage du cancer du col », a-t-elle recommandé, en insistant sur l’importance d’une prise en charge rapide lorsque les résultats révèlent une anomalie. Pour elle, la lutte contre le cancer du col de l’utérus exige avant tout une mobilisation collective, une meilleure connaissance des moyens de prévention et un accès effectif aux services de dépistage et de soins.
Son intervention a également été marquée par un appel à dépasser la gêne et les préjugés qui éloignent encore certaines femmes des structures sanitaires. « Ne vous gênez pas, ne vous découragez pas », a-t-elle lancé, encourageant les participantes à se tourner vers des professionnels qualifiés, capables de les accompagner dans le dépistage et, si nécessaire, dans la prise en charge médicale.
La gynécologue-obstétricienne a par ailleurs salué l’initiative de la direction générale d’AGEROUTE Guinée, qu’elle considère comme une occasion importante de rapprocher l’information sanitaire des travailleuses et travailleurs. Au-delà du cadre professionnel, elle souhaite voir ce type de sensibilisation toucher un public plus large, afin que les connaissances acquises deviennent un véritable outil de prévention au sein des familles et des communautés.
A l’issue de cette rencontre, Malick Bangoura, chef du service juridique et contentieux à AGEROUTE Guinée, s’est réjoui de la qualité des enseignements reçus. Au nom de cette volonté de faire de la prévention une responsabilité partagée, il a salué l’initiative de la direction générale, qui a permis aux participants de mieux comprendre les causes du cancer du sein et du col de l’utérus, les mesures de prévention ainsi que les conséquences d’un défaut de prise en charge à temps.
Pour lui, la satisfaction exprimée à l’issue de la séance doit désormais se traduire par des actions concrètes. Dans un contexte où l’information peut contribuer à sauver des vies, chaque participant est appelé à devenir un relais auprès de ses proches, de ses connaissances et de son entourage. Il a ainsi plaidé pour la multiplication de telles initiatives, tout en évoquant la nécessité d’approfondir la réflexion sur la question et d’encourager une contribution accrue du secteur privé aux efforts de prévention.
Cette volonté de transmettre l’information trouve un écho particulier chez Aïcha Condé, chargée de projets à AGEROUTE Guinée. Marquée par les explications de Dr Havanatou Camara, elle reconnaît avoir pris davantage conscience des dangers liés à ces maladies et de l’importance du dépistage, y compris chez les femmes instruites.
« Je suis sûre que je vais aller directement au centre de dépistage », confie-t-elle, déterminée à mettre en pratique les enseignements reçus. Son témoignage traduit l’un des objectifs majeurs de la rencontre : transformer la sensibilisation en une décision personnelle, puis cette décision en un réflexe durable de prévention.
Consciente des réalités sociales et familiales auxquelles de nombreuses femmes sont confrontées, Aïcha Condé souhaite également porter ce message au-delà de son lieu de travail. Elle exhorte les femmes de Guinée à dépasser leurs appréhensions et à faire de leur santé une priorité. Pour elle, le dépistage ne doit être ni une source de honte ni une démarche que l’on repousse à plus tard, mais un acte de responsabilité envers soi-même et sa famille.
Le même sentiment de prise de conscience anime Margueritte Loua, stagiaire à la Direction administrative et des ressources humaines d’AGEROUTE Guinée. Si le cancer est une maladie dont elle avait déjà entendu parler, les explications détaillées sur ses manifestations et ses conséquences lui ont permis de mieux mesurer les risques et l’importance d’une vigilance accrue.
Elle retient notamment qu’il ne faut pas attendre que la maladie se manifeste à un stade avancé pour agir. Son appel à effectuer des examens de dépistage résume l’esprit de cette rencontre : mieux connaître la maladie pour mieux la prévenir, et diffuser les informations essentielles afin de protéger les personnes exposées.
En ouvrant ses portes à cette initiative de sensibilisation, AGEROUTE Guinée rappelle ainsi que la responsabilité d’une institution ne se limite pas à ses missions professionnelles. Elle peut aussi s’exprimer à travers des actions qui contribuent au bien-être de son personnel et à la diffusion de messages d’intérêt public.
Au terme de cette rencontre, les participants repartent avec des connaissances renforcées, mais surtout avec un engagement : faire circuler l’information et encourager les femmes à franchir le pas du dépistage. Car face au cancer, le silence et l’attente peuvent coûter cher, tandis que l’information, la prévention et une prise en charge précoce peuvent faire toute la différence. A AGEROUTE Guinée, le message est désormais clair : se faire dépister, c’est agir à temps ; sensibiliser, c’est contribuer à sauver des vies.
