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IA et gouvernance : Conakry réunit les Secrétaires généraux de 13 pays

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La deuxième édition du Forum des Secrétaires généraux de Gouvernement a été lancée, ce mercredi 14 octobre 2026, à Conakry. Organisée sous la présidence du Chef de l’État, cette rencontre réunit des Secrétaires généraux de Gouvernement venus de 13 pays d’Afrique et du monde. La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du Premier ministre, Amadou Oury Bah, des membres du Gouvernement, du Secrétaire général de la Présidence, Général Amara Camara, , du Haut-Commandant de la Gendarmerie et Directeur de la Justice militaire, des Secrétaires généraux de Gouvernement et de hauts cadres de l’administration. Le thème de cette deuxième édition est : « L’intelligence artificielle au service de la performance gouvernementale ».

Dans son discours introductif, le Secrétaire général du Gouvernement guinéen, hôte de ses pairs, a souhaité la bienvenue à ses homologues venus de 13 pays avant de « saluer ceux qui sont à distance, qui n’ont pu se joindre à nous en raison des contraintes administratives ».

Tamba Benoît Kamano a exprimé sa satisfaction au Président de la République, Mamadi Doumbouya, « pour sa vision de la modernisation de l’État, qui constitue un véritable levier d’action pour [le Gouvernement] (…). Son soutien pour la mise en œuvre de tout ceci constitue pour nous un véritable soutien et un encouragement fort ».

Il a ensuite remercié le Premier ministre, chef du Gouvernement, « pour son soutien constant. Car, l’année dernière, il avait accueilli toutes les délégations lors du dîner inaugural, puis il avait fait l’ouverture ».

Kamano a rappelé que « lors du premier forum, nous avons posé les bases, formulé des recommandations, institutionnalisé le réseau et décidé d’en faire une plateforme de coopération. »

Poursuivant, il a indiqué : « Nous avons privilégié la collaboration afin de favoriser une approche inclusive, durable et adaptée au contexte de chaque pays en matière d’organisation du travail gouvernemental et de production normative. Aucune administration n’étant identique, nous n’avons pas vocation à uniformiser les pratiques, mais plutôt à tenir compte des particularités de chacune. »

Le ministre Secrétaire général du Gouvernement a aussi félicité « les pays anglophones et lusophones qui ont bien voulu rejoindre le réseau, notamment le Ghana, la Gambie, la Guinée-Bissau, et le Rwanda également, pour leur contribution qui nous donne des cas particuliers d’usage, et la République d’Haïti, à distance, qui contribue également à renforcer l’étude des cas que nous avons proposés.»

Il a rappelé à ses homologues que les Secrétaires généraux ont « l’obligation de confidentialité, de loyauté, d’engagement et de responsabilité vis-à-vis des actes auxquels nous participons à la mise en place, mais tout en restant dans la discrétion.»

« Sur les huit ateliers qui seront organisés lors de ce deuxième forum, deux seront dédiés aux chefs de délégation sur la question de la formalisation et sur la question de la gestion responsable de l’IA. Les six autres ateliers seront conduits à chaque fois par un représentant de la Guinée, mais aussi par un représentant de chaque pays invité à ce forum », a-t-il mentionné.

Il a ajouté que « l’administration n’a pas vocation à produire des IA ou des solutions, mais plutôt à les utiliser avec responsabilité. Donc, nous aurons l’occasion d’écouter des responsables d’initiatives du Sénégal, de la Guinée, du Rwanda, etc. Ces ateliers thématiques vont donc nous donner de la matière. Cette matière servira de bréviaire pour continuer à renforcer le travail gouvernemental, car le contexte dans lequel nous évoluons fragilise nos institutions et nos administrations. Mettre à disposition des informations stratégiques contribuerait davantage à fragiliser les États au-delà des administrations. Notre feuille de route 2027-2029 sera donc préparée à l’issue de ces travaux. Les conclusions qui seront tirées seront signées par les présidents, les responsables des délégations, y compris ceux qui vont contribuer à distance ».

Pour sa part, Jean Albert Ombata Ekumbaki,  représentant des membres du réseau, a félicité les organisateurs de cette deuxième édition sur cette terre guinéenne « qui est un paradis ». Au nom de ses homologues, il a remercié le Chef de l’État « pour l’hospitalité dont nous bénéficions présentement », ainsi que le Premier ministre, chef du Gouvernement, « qui coordonne l’action gouvernementale ». Enfin, il a souhaité que ses collègues acceptent de confier la direction du réseau au ministre Secrétaire général du Gouvernement de Guinée. Il a également souhaité que « ces travaux se déroulent sereinement pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. »

Par ailleurs, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, présidant de la cérémonie d’ouverture, a rappelé aux participants que le thème de cette année place les Secrétaires généraux « devant une responsabilité majeure, celle de faire de la transformation technologique un progrès réel dans la manière de gouverner et de servir nos citoyens. Pour les Secrétaires généraux de Gouvernement, cette question touche au cœur même de leur mission : la qualité du droit, la préparation du travail gouvernemental, la continuité de l’État et la préservation de sa mémoire ».

Selon lui, l’IA facilite la recherche dans les textes et les archives, aide à détecter les incohérences juridiques, prépare des synthèses documentaires et signale les retards dans le traitement des dossiers. « Bien utilisée, elle peut dégager du temps pour l’analyse, améliorer la préparation des arbitrages et rendre l’information publique plus accessible. Sa valeur se mesurera à la fiabilité du travail accompli, au délai réduit et à la qualité du service rendu », a-t-il dit.

Pour Bah Oury, « la réussite de nos projets et de nos réformes exige une administration capable de produire des textes de qualité, de disposer d’informations fiables et de suivre les décisions jusqu’à leur mise en œuvre. Une utilisation maîtrisée de l’intelligence artificielle peut renforcer cette capacité. Ces possibilités s’accompagnent d’une exigence de maîtrise : une information erronée peut fragiliser un acte. Une donnée sensible mal protégée peut compromettre les intérêts de l’État. Un traitement biaisé peut porter atteinte aux droits du citoyen. La puissance de l’outil renforce nos devoirs de vigilance. La responsabilité de la décision reste humaine. »

Le Premier ministre a aussi prévenu les participants : « Nos administrations doivent pouvoir vérifier les sources, contrôler les résultats et expliquer les décisions prises. La confidentialité, la sécurité des données et la souveraineté numérique doivent guider nos choix dès la conception des outils. »

Enfin, Bah Oury a lancé un appel : « Faisons de ce forum une étape décisive vers des administrations qui décident avec davantage de discernement, agissent avec davantage d’efficacité et répondent mieux aux attentes de nos peuples. Sur ces mots, au nom du Président de la République, je déclare ouvert le deuxième forum international des secrétariats généraux du Gouvernement. »

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