
Dans un communiqué officiel publié ce mardi 13 octobre 2026, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a annoncé la suspension immédiate d’un agent de la garde pénitentiaire. Le Brigadier Mamady Oularé, puisqu’il s’agit de lui, est accusé d’un « manquement grave » survenu deux jours plus tôt.
Les faits remontent au dimanche 11 octobre 2026. L’agent était alors chargé d’une mission officielle d’extraction et de transfert de détenus depuis la Maison d’arrêt et de correction de Coyah vers la capitale, Conakry. Ces détenus devaient comparaître le lendemain devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Selon le communiqué ministériel, au cours du trajet aller, le Brigadier Oulare a « dévié sa mission principale en utilisant le véhicule d’extraction pour transporter des passagers civils ». Une utilisation illicite et improvisée d’un véhicule sécurisé, s’apparentant à une activité de transport en commun.
Le ministère fustige un comportement « en totale contradiction avec le code de déontologie et les règles strictes » de la profession, qualifiant l’acte d’« irresponsable » et de nature à ternir l’image de l’institution.
Face à ce que les autorités considèrent comme une faute lourde, trois mesures ont été prises sur-le-champ : la suspension conservatoire de l’agent, l’ouverture d’une enquête disciplinaire qui pourrait déboucher sur des poursuites pénales, et le renforcement des contrôles sur les futurs convois pénitentiaires.
Cette affaire intervient alors que le ministère de la Justice s’efforce de réaffirmer la rigueur et l’intégrité au sein de ses services pour garantir la sécurité publique.
