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Guinée-France : L’ambassadeur Luc Briard dévoile les nouvelles orientations pour la mobilité étudiante et l’intelligence artificielle

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C’est une vision renouvelée de la coopération académique et scientifique entre la France et la Guinée qui a été présentée ce jeudi 8 octobre au Centre culturel franco-guinéen (CCFG). Lors d’une conférence de presse marquant le lancement de la nouvelle campagne d’études en France, l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, a dressé le bilan de l’année écoulée tout en traçant les perspectives d’une mobilité « à double sens », axée sur le retour des compétences et l’innovation scientifique.

​Un record historique de 1 300 étudiants guinéens en France

​S’appuyant sur le discours à la Nation du chef de l’État guinéen le 1er octobre dernier — rappellant que « le minerai s’épuise, mais l’intelligence, l’énergie et la volonté d’une jeunesse bien formée ne s’épuisent jamais » —, le diplomate français a souligné la parfaite convergence d’intérêts entre Conakry et Paris dans les domaines de la formation, de la culture et de la santé.

​Le bilan de la récente campagne s’avère historique : 1 300 jeunes guinéennes et guinéens rejoignent cette année les bancs des universités françaises, répartis dans 271 établissements et 92 pôles universitaires à travers toute la France (Lille, Marseille, Nantes, Grenoble, etc.). Il s’agit du niveau d’effectifs le plus élevé enregistré depuis près de trente ans, faisant de la France le premier pays d’accueil des étudiants guinéens à l’étranger.

​Particulièrement mis en avant, les filières scientifiques et technologiques (STEM) représentent désormais 40 % des admissions, avec une nette prédominance de l’informatique. Une orientation qui répond directement aux attentes des autorités guinéennes et aux besoins stratégiques du pays.

​Mettre fin à la fuite des cerveaux : pour une « circulation des talents »

​Face au drame des départs clandestins au péril de leur vie, Luc Briard a tenu à opposer un modèle légal, sécurisé et structuré :

« La voie que nous ouvrons est légale, diplomatique, sûre, et elle est faite pour revenir. Nous ne concevons pas cette mobilité comme un départ sans retour, mais comme un aller-retour de compétences », a-t-il précisé. ​L’objectif affiché est d’éviter la fuite des cerveaux au profit d’une « circulation des talents », soutenue par une mobilité croisée des enseignants (25 professeurs français accueillis en Guinée et 25 enseignants guinéens envoyés en France) ainsi que par le réseau France Alumni Guinée. Fort de plus de 1 200 diplômés rentrés au pays, ce réseau accompagne les jeunes diplômés vers l’insertion professionnelle, notamment en lien avec les opportunités majeures offertes par le programme Simandou 2040 et la Simandou Academy.

​Rigueur sur les dossiers et vigilance face aux établissements privés

​Interpellé sur l’écart entre le nombre de candidats (près de 8 000 l’an dernier) et le nombre de retenus, l’ambassadeur s’est voulu transparent : cet écart s’explique par la qualité insuffisante de nombreux dossiers.  ​Il a ainsi invité les candidats et leurs familles à renforcer la préparation de leurs projets d’études :

​La cohérence du parcours : le projet doit s’inscrire dans une continuité académique et répondre à un besoin réel du marché guinéen.

​La vigilance sur le choix des établissements : l’ambassadeur a mis en garde contre l’illusion qu’une inscription dans une école privée payante garantit l’obtention d’un visa. Il recommande vivement de privilégier les diplômes reconnus par l’État français (Licence, Master, Doctorate, BTS, BUT, titres d’ingénieur, etc.).

​L’exigence académique et linguistique : les critères d’évaluation resteront stricts pour garantir la réussite des étudiants une fois en France.

​Lancement de la « Station IA » au CCFG

​En marge des annonces sur les études, l’événement a également été l’occasion d’inaugurer la Station Intelligence Artificielle (Station IA) au sein du CCFG, en partenariat avec Efficience Globale. Cet espace, ouvert à tous et doté de médiateurs et d’ateliers thématiques, vise à acculturer la jeunesse aux mutations technologiques qui redéfinissent aujourd’hui l’enseignement supérieur et le monde du travail.

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