C’est un plaidoyer vibrant pour la souveraineté retrouvée et la solidarité ouest-africaine qu’a livré ce lundi l’honorable Diarra Raky Talla, deuxième vice-présidente du Conseil national de la transition (CNT) du Mali. Prenant la parole devant l’Assemblée nationale de la République de Guinée lors de sa session solennelle, la cheffe de la délégation parlementaire malienne a célébré l’axe Bamako-Conakry, le qualifiant de rempart face aux crises sous-régionales.
Devant les députés guinéens et de nombreux dignitaires, la deuxième vice-présidente du Conseil national de la transition (CNT) du Mali a réaffirmé que l’union entre le Mali et la Guinée dépasse le simple cadre géographique ou administratif. Évoquant le legs de Modibo Keïta et d’Ahmed Sékou Touré, elle a rappelé que les deux nations partagent une histoire et une vision communes depuis les premières heures des indépendances.
« Notre génération et celles à venir auront toujours comme boussole cette citation célèbre de feu le président Ahmed Sékou Touré : “Nous préférons la pauvreté dans la liberté à l’opulence dans l’esclavage” », a déclaré l’honorable Diarra Raky Talla, établissant un lien direct entre ce combat historique et les orientations données par les présidents Assimi Goïta et Mamadi Doumbouya.
La gratitude de Bamako face aux sanctions
Moment fort de cette intervention : la reconnaissance explicite du Mali envers la position adoptée par Conakry lors du blocus économique imposé à Bamako par la CEDEAO. La vice-présidente du CNT a souligné que le peuple malien « n’oubliera jamais la position courageuse et fraternelle » de la Guinée, qui avait refusé de fermer ses frontières avec son voisin. Ce geste de solidarité, posé dans une période critique, demeure gravé dans la mémoire collective malienne comme une preuve concrète d’un partenariat indéfectible.
Sécurité et « diplomatie des peuples »
Au-delà de l’hommage historique, la cheffe de la délégation malienne a abordé les défis urgents de la sous-région, en premier lieu la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière. Face à ces menaces, le CNT appelle à une synergie sécuritaire renforcée et à un rôle accru des Parlements.
Definissant la diplomatie parlementaire comme une « diplomatie des peuples » capable de maintenir le dialogue là où la diplomatie classique des États échoue, l’intervenante a partagé les réformes institutionnelles menées à Bamako (transparence, régulation interne, déontologie) tout en saluant les initiatives de modernisation engagées par l’Assemblée nationale guinéenne sous la conduite du Dr Dansa Kourouma.
Maliens et Guinéens entendent ainsi faire de la coopération interparlementaire un levier majeur pour stabiliser la région et bâtir une Afrique « solidaire, prospère et pleinement maîtresse de son destin ».

