À l’occasion d’une rencontre organisée à la veille de la célébration de la fête nationale du 2 octobre, la Direction générale de l’Office de protection du genre, de l’enfant et des mœurs (OPROGEM) a partagé son expérience avec la jeunesse guinéenne, notamment sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).
La commissaire divisionnaire de police Marie Gomez, directrice générale de l’OPROGEM, a expliqué que cette rencontre visait notamment à transmettre aux jeunes des expériences et des conseils sur les parcours professionnels et les responsabilités citoyennes.
Dans son intervention, elle a également insisté sur son engagement dans la police nationale, motivé, selon elle, par la volonté de protéger les citoyens et leurs biens. Elle a rappelé que les services de police ont notamment pour mission de protéger les personnes vulnérables et de faire appliquer la loi, lorsque celles-ci sont victimes d’infractions.
Face aux violences basées sur le genre, Marie Gomez a appelé les victimes à saisir les services compétents afin de porter plainte et faire valoir leurs droits.
La directrice générale de l’OPROGEM a par ailleurs souligné l’importance de la sensibilisation dans la prévention des VBG. Elle a notamment salué l’accompagnement des organisations non gouvernementales et les actions menées par les services de police à travers des formations et des campagnes de sensibilisation à l’intérieur du pays.
Selon elle, ces activités permettent d’expliquer aux populations les différentes formes de violences basées sur le genre, les conséquences qui y sont liées ainsi que les sanctions prévues par la loi. Elle a insisté sur la nécessité de communiquer dans les différentes langues nationales, afin de faciliter la compréhension des textes juridiques, souvent rédigés en français.
Concernant les statistiques relatives aux cas de viol, la commissaire divisionnaire de police a indiqué une évolution variable au fil des années. L’OPROGEM avait enregistré 204 cas en 2017, contre 116 en 2018. Le nombre est ensuite passé à 393 cas en 2019, 374 en 2020, 306 en 2021, 291 en 2022 et 225 cas en 2024.
Pour l’année 2026, 15 cas de viol avaient été enregistrés entre janvier et le 31 mars, selon les données communiquées par la directrice générale de l’OPROGEM. Elle précise toutefois que la collecte des données pour la période restante est encore en cours, auprès des représentants régionaux.
Pour Marie Gomez, les actions de sensibilisation et les mesures prises par les différents acteurs contribuent à renforcer la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre en Guinée.

