
Le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique a procédé, ce mardi 30 septembre 2026, au lancement officiel de la deuxième phase du concours de recrutement de la première promotion du diplôme de l’École nationale d’administration (ENA).
Plus de 2 500 candidats prennent part à cette étape du processus, pour seulement 240 places disponibles. Cette sélection intervient après une première phase de présélection et s’inscrit dans le cadre de la mise en place de l’ENA, créée en juin dernier par décret.
Présidant le lancement, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, accompagné de son homologue des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a souligné l’importance de cette nouvelle école dans le processus de modernisation de l’administration guinéenne.
« Au mois de juin dernier, le Président de la République a signé le décret portant création de l’École Nationale d’Administration. C’est un acte important qui ne se définit pas simplement par la signature de ce décret, mais plutôt par la volonté traduite ici de moderniser l’administration publique guinéenne », a indiqué le ministre Faya François Bourouno.

Il a également insisté sur l’importance de la formation et de la qualification des agents de l’État.
« Au cœur de ce chantier de modernisation, il y a la qualification des compétences, la formation des cadres et des agents pour servir l’État et pour offrir le service public, en tenant compte de toutes les qualités qu’il faut pour avoir un service public de haut niveau qui répond aux besoins de nos usagers, notamment de nos citoyens et des différents acteurs qui composent la société guinéenne », a ajouté le ministre.
Pour Faya François Bourouno, la mise en place de l’ENA doit également garantir l’égalité des chances entre les candidats.
« C’est une école très importante pour la modernisation de l’État et surtout pour la réalisation de nos ambitions de développement. C’est pour cela que vous avez constaté ici que toutes les conditions ont été mises en œuvre pour garantir l’égalité des chances entre les candidats qui ont concouru à ce processus pour participer à la première promotion du diplôme de l’ENA », a déclaré Faya François Bourouno, Ministre de la Modernisation de l’Administratione et de la Fonction publique.
Le diplôme de l’ENA sera obtenu au terme d’un parcours de deux années.
« Le diplôme de l’ENA est un parcours complet de deux ans. Il va permettre aux sortants d’avoir un diplôme leur permettant de servir l’État à des niveaux d’encadrement supérieur et intermédiaire, conformément à ce qui a été décrit dans le profil de compétences lié à ce programme ».
Le ministre a par ailleurs expliqué les prochaines étapes du processus de sélection.
« C’est la deuxième phase du concours. Ceux qui seront admis à cette phase vont passer la troisième phase : des interviews devant un comité de jury qui est déjà mis en place. Ceux qui réussiront, c’est-à-dire, les 240 meilleurs, constitueront donc la cohorte de la première promotion du diplôme de l’ENA ».
Deux catégories de candidats
Le concours est ouvert à deux catégories de candidats. La première concerne les fonctionnaires déjà en activité, tandis que la seconde regroupe des agents non fonctionnaires, notamment des diplômés des écoles et universités.
« Une fois admis à ce concours, ils auront le statut d’élèves-fonctionnaires stagiaires. C’est une fois admis et qu’ils auront validé le programme du diplôme de l’ENA qu’ils seront titularisés comme fonctionnaires. Ils auront alors le même statut que les autres. Il y a donc des fonctionnaires et il y a aussi des non-fonctionnaires », a précisé le ministre.
Les candidats affichent leur motivation
Parmi les candidats présents, Camara Ousmane Salami s’est dit satisfait de participer à ce concours, qu’il considère comme une première en Guinée.
« Nous sommes très ravis par rapport à ce concours parce que c’est une première en Guinée. Nous avons toujours sollicité de la performance, nous avons toujours sollicité de nous remettre en cause. Donc avec ce concours-là, nous sommes très très ravis et nous remercions l’État parce que c’est une première fois en Guinée que les gens ont accès à l’École nationale d’administration. Donc je pense que si des actions pareilles continuent, ça va nous aider quand même à nous perfectionner, ça va aider aux autres jeunes d’être des vrais talents. Donc ça, c’est un atout pour nous aujourd’hui », a-t-il salué.
De son côté, le Directeur général de l’ENA, Mamadou Barry, a assuré que le processus sera placé sous le signe de la rigueur et de la transparence : « le concours est placé sous le sceaux de la rigueur. Croyez-moi, personne n’a sa main dedans. Si tu veux sacrifier le pays, faut sacrifier l’éducation. Donc, il aura aucune complaisance. Ça ne sert à rien même de chercher à négocier ».
Au terme de cette deuxième phase, les candidats retenus devront passer devant le comité de jury pour les interviews. Les 240 candidats finalement admis constitueront la première promotion du diplôme de l’École nationale d’administration.

