
Les États-Unis entendent redéfinir leur relation avec l’Afrique autour du commerce et des échanges économiques. C’est l’un des principaux messages délivrés par Phillip Assis, porte-parole en français du Département d’État américain, dans un entretien exclusif accordé à Guinéenews.
Selon lui, l’Afrique constitue une priorité pour l’administration américaine. Il cite notamment les rencontres du président Donald Trump avec plusieurs dirigeants africains depuis le début de son mandat.
Pour Washington, le changement d’approche est désormais clairement affiché : les relations avec les pays africains doivent davantage reposer sur le commerce que sur l’aide.
« Notre relation avec les pays africains est changée d’une relation de l’aide à commerce », explique Phillip Assis, avant de préciser que « le commerce c’est la fondation de notre relation avec les pays ».
Dans cette nouvelle orientation, la Guinée occupe, selon le responsable américain, une place particulière. Les États-Unis souhaitent que le pays demeure un partenaire important dans les échanges commerciaux et entendent renforcer la présence des entreprises américaines dans différents secteurs.
Phillip Assis cite notamment l’informatique, la logistique industrielle, la communication et l’énergie parmi les domaines dans lesquels les entreprises américaines disposent d’une expertise susceptible d’être mobilisée en Afrique.
L’objectif affiché par Washington est ainsi de développer des relations économiques fondées sur des échanges commerciaux ouverts et sur un partenariat présenté comme plus équilibré.
Cette évolution ne signifie toutefois pas la disparition de l’aide américaine. Le porte-parole du Département d’État précise que l’aide demeure mobilisée, mais qu’elle doit désormais être davantage concentrée sur les situations de crise.
Il cite notamment l’exemple de la réponse américaine aux crises sanitaires et humanitaires, ainsi que l’intervention dans plusieurs zones confrontées à des situations d’urgence.
« Ça ne veut pas dire qu’on a quitté le domaine de l’aide complètement », précise-t-il.
Pour Washington, le nouveau modèle repose donc sur une distinction entre l’aide destinée aux crises et le commerce, considéré comme le socle durable des relations avec les pays africains.
En Guinée, cette orientation pourrait notamment ouvrir davantage d’espace aux investissements et aux partenariats entre entreprises américaines et acteurs économiques locaux, alors que le pays cherche à attirer davantage de capitaux et à diversifier ses partenariats.

