
Dans une décision rendue publique ce lundi 21 septembre 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a ordonné l’interdiction d’exploitation et de diffusion de plusieurs médias en ligne et Web TV opérant à Conakry et dans l’intérieur du pays. L’organe de régulation dénonce un exercice illégal de la profession et une concurrence déloyale envers les médias réguliers.
Par la décision N°033/ HAC/P/2026 signée par son président Boubacar Yacine Diallo, l’institution de régulation des médias en Guinée tape du poing sur la table.
Selon la HAC, des rapports de monitoring ont certifié que ces entités exerçaient leurs activités « sans disposer d’aucun agrément préalable ni autorisation légale délivrée par les autorités compétentes.»
L’autorité de régulation pointe également du doigt un « refus manifeste, délibéré et caractérisé » de la part des responsables visés? de se conformer aux règles en vigueur.
Les promoteurs et animateurs concernés ne rempliraient pas non plus les critères requis pour prétendre au statut de journalistes professionnels et ne possèdent pas de carte de presse délivrée par la HAC.
« La pratique de ces prétendues Web TV nuit fortement aux radios, aux télévisions, à la presse en ligne et aux autres médias régulièrement établis. (…) Il est fait interdiction stricte aux promoteurs, animateurs et collaborateurs de ces plateformes et sites d’information, d’exercer toute activité journalistique ou audiovisuelle au nom de ces structures, sous peine de poursuites judiciaires pour exercice illégal de la profession. »
Liste des médias visés par l’interdiction
Web TV interdites sur l’ensemble du territoire et les plateformes numériques (Article 1er) :
1. Yimbaya Mediaş TV (Conakry)
2. Dabola TV (Dabola)
3. Anelvision Web Media (Siguiri)
4. Makono Médias (Siguiri)
5. Mandeng Digital (Siguiri)
6. Simandou TV (Kerouané)
7. AK Médias (Kankan)
8. Siguiri 24 Star TV (Siguiri)
9. Coyah TV (Coyah)
10. Kamanoyah TV (Guéckedou)
Sites d’information interdits pour s’être transformés en Web TV :
Application et sanctions
L’article 4 de la décision invite les autorités administratives, communales ainsi que les points focaux de la HAC à veiller à l’application stricte de cette mesure. Tout contrevenant s’expose désormais à des poursuites judiciaires, pour exercice illégal de la profession de journaliste et de l’activité de télédiffusion.

