
À la suite du décès de N’Touma Camara, une fillette de 12 ans, le Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités (MFFS) a dépêché, ce lundi 7 septembre 2026, une mission dans la région de Boké, plus précisément dans la préfecture de Boffa. Objectif : s’enquérir de la situation, suivre les dispositions prises par les autorités judiciaires et renforcer la riposte contre les mutilations génitales féminines (MGF).

Dépêchée par Madame Aminata Kaba, Ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, la délégation, composée du Directeur National de l’Enfance et de la Famille et de la Directrice Nationale Adjointe de la Femme, a engagé des concertations avec les autorités administratives et judiciaires ainsi que les services déconcentrés de l’État.
Elle a notamment rencontré la Directrice de Cabinet du Gouvernorat de Boké, représentant Monsieur le Gouverneur, le Préfet de Boffa, l’Inspectrice Régionale de la Femme, de la Famille et des Solidarités, le Directeur Régional de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, ainsi que les structures préfectorales concernées.
Un suivi judiciaire et institutionnel du dossier
La délégation s’est également entretenue avec le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Boffa, qui s’est saisi du dossier. Les personnes mises en cause ont été interpellées et placées en détention provisoire dans l’attente de leur procès.
Le MFFS a salué les avancées enregistrées dans le traitement de l’affaire et réaffirmé la nécessité de faire toute la lumière sur les faits. Il a rappelé que la loi sera appliquée dans toute sa rigueur à l’encontre de toute personne dont la responsabilité serait établie.
De la réponse institutionnelle à la mobilisation communautaire
La délégation s’est ensuite rendue dans le district de Koukoudé, sous-préfecture de Doupourou, pour porter l’action du Ministère au plus près des communautés.
Au nom de Madame Aminata Kaba, elle a présenté ses condoléances à la famille de N’Touma Camara, âgée de 12 ans, ainsi qu’à la communauté endeuillée.
Face aux autorités locales, aux leaders religieux, aux sages et aux populations, la délégation a porté un message de paix, de cohésion sociale et de respect des droits humains. Elle a également sensibilisé les communautés aux conséquences des MGF, notamment l’excision, et appelé à une mobilisation collective pour mettre fin à ces pratiques.
La rencontre a notamment mobilisé le sous-préfet, le maire de la commune rurale, les chefs de districts et de secteurs, les responsables religieux et les sages.
À cette occasion, le maire de Doupourou a réaffirmé sa détermination à lutter contre les MGF dans sa juridiction. Il s’est engagé à démettre de ses fonctions tout président de district ou chef de secteur qui enregistrerait un cas de MGF dans sa localité.
La délégation a enfin appelé les acteurs locaux à devenir des relais de sensibilisation auprès des familles afin de prévenir de nouveaux cas et de renforcer la protection des filles.
À travers cette intervention, le MFFS réaffirme sa détermination à conjuguer action institutionnelle, prévention communautaire et protection des filles dans la lutte contre les mutilations génitales féminines.

