
Les Services Spéciaux ont découvert, ce mardi 1er septembre 2026, un lieu clandestin de fabrication de produits laitiers dans la capitale. L’opération a permis de saisir 1 410 boîtes de yaourt et 794 boîtes de Hamza dans le quartier Hamdallaye, destinées à la distribution dans des boutiques de Conakry.
Sur place, les agents ont constaté des conditions d’hygiène jugées non-conformes. Des seaux éparpillés dans la pièce, des emballages posés à même le sol et les conditions de conservation ne respectaient pas les normes.
«Nous avons trouvé des personnes qui manipulent des produits laitiers dans des conditions impropres», a déclaré le commissaire principal de Police, Soropogui Foromo, de la direction chargée de la lutte contre le crime organisé.
Selon lui, l’enquête a été menée à partir d’opérations de filature auprès de distributeurs afin d’identifier les lieux de fabrication. « Le lait est un milieu de culture bactérienne très puissant. Cela peut évidemment entraîner la maladie au niveau des consommateurs », a-t-il averti.
Cinq personnes ont été interpellées et conduites auprès des officiers de police judiciaire pour les besoins de l’enquête. Les activités ont été arrêtées et le local fermé.
Présent lors de l’opération, Boubacar Guissé, Inspecteur général adjoint du Contrôle de qualité, a relevé plusieurs irrégularités. « Le fabricant de lait n’a pas l’autorisation de fabriquer ce genre de lait. L’endroit n’est pas approprié, il n’a pas ses certificats d’analyse », a-t-il expliqué.
Il rappelle que la loi alimentaire prévoit, pour ce type d’infraction, un à trois ans de prison ferme et une amende de 10 à 50 millions de francs guinéens, en plus des poursuites judiciaires.
Les autorités invitent enfin les citoyens à signaler les lieux où des produits alimentaires sont fabriqués ou conservés dans de mauvaises conditions. « N’importe qui peut tomber sur ça : mes enfants, les enfants d’autrui, les parents », a souligné Boubacar Guissé.

