
Le parquet du Tribunal de première instance (TPI) de Guéckédou intensifie la lutte contre les dérives dans la gestion des investissements publics. Dans une correspondance officielle datée du 26 août 2026, le procureur de la République, Patrice Koma Koïvogui, a adressé une injonction ferme aux maires et élus locaux de la préfecture.
Le magistrat leur demande de transmettre, dans un délai de sept jours, un état des lieux détaillé de tous les chantiers d’utilité publique en souffrance, au ralenti ou abandonnés dans leurs différentes collectivités.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’investigations visant notamment à identifier d’éventuels faits de détournement de deniers publics, de corruption ou de mauvaise gestion des ressources publiques. Le parquet entend également examiner les conditions de passation et d’exécution des marchés concernés afin de déterminer les causes des retards ou des abandons constatés.
L’objectif, selon la correspondance, est de situer les responsabilités, qu’elles relèvent des entreprises chargées de l’exécution des travaux ou des responsables publics impliqués dans le suivi des projets.
En cas de manquements ou d’infractions établis, des poursuites pourraient être engagées conformément aux dispositions légales en vigueur.
À travers cet ultimatum, le parquet de Guéckédou affiche ainsi sa volonté de renforcer la reddition des comptes et le contrôle de l’utilisation des ressources destinées aux infrastructures publiques.

