
Le procès du conducteur du camion impliqué dans l’accident ayant coûté la vie à deux ressortissants chinois et à leur chauffeur guinéen s’est ouvert ce vendredi 28 août 2026 devant le tribunal de première instance de Dubréka. Le drame s’était produit dans la nuit du jeudi 30 juillet 2026, aux environs de 21 heures, au niveau d’une station située à Kagbelen, sur la route nationale numéro 3. A la barre, le conducteur, Alassane Sow, poursuivi pour des faits d’homicide involontaire, a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a toutefois expliqué que l’accident n’était pas prémédité et qu’il n’avait jamais eu l’intention de causer du tort aux occupants du véhicule percuté. Il a par ailleurs présenté ses condoléances aux familles des victimes.
Selon le substitut du procureur près le tribunal de première instance de Dubréka, Cécé Roger Kolié, les débats ont principalement porté sur la responsabilité pénale du prévenu. « L’accident s’est effectivement déroulé le 30 juillet 2026 au niveau de la station de Kagbelen et a coûté la vie à deux ressortissants chinois et à un Guinéen qui était leur chauffeur », a expliqué le magistrat. D’après les déclarations du prévenu rapportées par le parquet, celui-ci aurait perdu subitement la pression d’air de son camion, ce qui aurait entraîné le recul du véhicule. Le camion aurait alors débordé sur la route nationale numéro 3 avant de percuter un véhicule pick-up transportant les victimes, puis de se renverser sur celui-ci.
Des contradictions relevées dans les déclarations
Le substitut du procureur a toutefois indiqué que des contradictions avaient été relevées dans les déclarations du prévenu au cours des débats. « Le débat aujourd’hui s’est porté sur la question de la responsabilité pénale de M. Alassane Sow », a précisé Cécé Roger Kolié, ajoutant que le tribunal souhaite déterminer si l’accident résulte réellement d’une panne mécanique survenue de manière soudaine ou d’une faute d’imprudence du conducteur. Pour éclairer le tribunal, plusieurs témoins seront appelés à comparaître, notamment les responsables de la station où les faits se sont produits ainsi que les mécaniciens intervenus sur le camion après l’accident.
Le parquet cherche notamment à déterminer si, compte tenu de sa qualité de chauffeur professionnel, Alassane Sow disposait de moyens de manœuvrer son véhicule, afin d’éviter la collision. « C’est la question principale qu’il faut résoudre dans ce dossier », a souligné le substitut du procureur.
Cécé Roger Kolié a par ailleurs assuré que le parquet entendait faire preuve de fermeté si les faits d’imprudence venaient à être établis. A l’issue de cette première audience, le tribunal de première instance de Dubréka a renvoyé l’affaire au 4 septembre 2026, pour la comparution des témoins et la poursuite des débats.

