
Près de trois jours après l’éboulement meurtrier survenu à la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia, le Gouvernement guinéen accélère les opérations de relogement des populations exposées. Au total, environ 1 500 personnes nécessitant un hébergement ont été recensées, tandis que 542 sinistrés sont actuellement accueillis à l’école primaire de Dixinn Centre 1.
Ce bilan a été communiqué ce mardi 25 août 2026 par la ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Camara Djénabou Touré, lors d’une visite sur le site d’accueil des sinistrés.
1 500 personnes concernées par le relogement
Face aux risques persistants autour de la décharge, les autorités ont engagé le recensement des personnes devant être déplacées vers des sites sécurisés.
Environ 1 500 personnes ont ainsi été identifiées comme nécessitant un relogement. De nouveaux sites doivent être identifiés dans différentes communes de Conakry, afin d’accueillir les familles affectées.
Parallèlement, 72 ménages considérés comme étant à haut risque ont été recensés aux abords de la décharge. Leur évacuation constitue l’une des priorités des autorités, compte tenu des risques supplémentaires liés à la proximité du site.
À Dixinn Centre 1, 542 sinistrés sont déjà pris en charge dans le cadre du dispositif d’accueil mis en place après la catastrophe.
La décharge appelée à disparaître
Au-delà du relogement des populations, les autorités annoncent également la démolition complète de la décharge de Dar-es-Salam dans les prochains jours.
Le périmètre doit, en attendant, être sécurisé, afin de limiter les risques pour les populations riveraines et les équipes mobilisées sur le terrain. Des équipes mixtes sont également chargées d’identifier les habitations présentant encore un danger autour du site.
Une prise en charge sanitaire des sinistrés
Le dispositif prévoit également un volet sanitaire destiné aux personnes affectées par l’éboulement. Un dispositif médical spécialisé a été mis en place, pour la prise en charge des blessés.
Des moustiquaires ont par ailleurs été distribuées aux sinistrés hébergés dans les sites d’accueil, tandis que les services de l’État poursuivent les opérations de secours et d’assistance.
Une inhumation collective des victimes prévue
En parallèle des opérations de relogement, les autorités prévoient une inhumation collective des victimes de l’éboulement.
Cette étape doit intervenir alors que les opérations de prise en charge des survivants et de sécurisation des zones à risque se poursuivent.
Avec 1 500 personnes à reloger, 542 déjà prises en charge à Dixinn et 72 ménages identifiés comme particulièrement exposés, l’urgence est désormais de mettre à l’abri les populations vivant autour de la décharge et de leur trouver des sites d’accueil sécurisés, avant la démolition annoncée du site.

