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Dar-es-Salam-Gbessia : une rescapée raconte ses instants de terreur sous les décombres

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Le drame survenu à la décharge de Dar-Es-Salam continue de livrer des témoignages poignants. Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août 2026, l’effondrement d’une partie du site a fait 31 morts et 22 blessés, selon le bilan provisoire communiqué la Protection civile aux environs de 15 heures.

Depuis les premières heures qui ont suivi l’éboulement, les secours sont à pied d’œuvre pour tenter de retrouver d’éventuelles personnes encore ensevelies sous les amas de déchets et de débris. Plusieurs victimes ont déjà pu être extraites des décombres.

Parmi les rescapés figure Mariama Camara, retrouvée après avoir été ensevelie lors de l’effondrement. Encore sous le choc, elle a raconté les circonstances dans lesquelles elle s’est retrouvée piégée, ainsi que les moments de panique vécus au cours du drame.

« J’étais couchée pendant la nuit quand j’ai entendu des gens crier. Nous avons poussé la porte pour sortir et essayer d’aller aider les personnes, mais nous n’avons pas pu. Il y avait beaucoup de sable qui descendait », témoigne-t-elle.

Selon son récit, alors qu’elle tentait de comprendre ce qui se passait, une nouvelle alerte est venue renforcer son inquiétude.

« La personne avec laquelle je suis sortie, avait une torche, et je lui ai demandé de l’éteindre. Ensuite, j’ai entendu un autre bruit. J’ai dit à l’autre personne : il y a encore du sable qui est en train de descendre. Elle m’a répondu : non, ce sont les gens qui sont sous les décombres et qui pleurent. »

Mais Mariama Camara dit avoir immédiatement perçu que le danger était toujours présent.

« Je lui ai dit que non, que ce n’était pas eux. J’ai insisté en disant qu’il y avait encore quelque chose qui allait descendre », poursuit-elle.

Quelques instants plus tard, ses craintes se sont confirmées.

« À un moment, une autre partie s’est effondrée. J’ai essayé de m’échapper lorsque j’ai vu les ordures et les débris venir vers moi », raconte la rescapée.

Pris au piège dans l’obscurité, elle décrit une scène particulièrement éprouvante.

« J’étais nue et je criais. Mon mari me cherchait, mais il faisait très noir et je n’étais pas du tout tranquille », confie-t-elle.

Quelques heures après de cette catastrophe, Mariama Camara reste également marquée par l’ampleur des pertes humaines autour d’elle.

« Je ne connais malheureusement pas le nombre de personnes que j’ai perdues », conclut-elle.

Alors que les opérations de recherche se poursuivent à Dar-Es-Salam, les témoignages des survivants permettent de mesurer la violence de l’éboulement et les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles plusieurs personnes ont tenté de se sauver.

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