
Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 21 août 2026, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Kahité Sall, a fait le point sur le transfert des patients et la réorganisation des services avant le démarrage des travaux de reconstruction du CHU Ignace Deen.
Au total, 84 patients nécessitant une continuité immédiate de leur prise en charge ont été transférés vers d’autres structures sanitaires de Conakry, notamment l’hôpital national Donka, l’hôpital de l’Amitié sino-guinéenne et le Camp Camayenne, en fonction de leurs besoins médicaux et des capacités d’accueil disponibles.
« À ce jour, les 84 patients nécessitant une continuité immédiate de leur prise en charge ont été transférés en toute sécurité », a déclaré la ministre.
Selon Kahité Sall, l’opération a été entièrement prise en charge par l’État. Aucun frais lié au transfert ou à la poursuite des soins n’a été supporté par les patients ou leurs familles.
Pour assurer cette opération, 20 ambulances médicalisées et huit camions ont notamment été mobilisés. Un dispositif renforcé de sécurisation du site a également été mis en place.
La deuxième phase consiste désormais à aménager les espaces devant accueillir progressivement les différents services du CHU Ignace Deen. Les équipes techniques, médicales, administratives et logistiques sont mobilisées afin de rendre opérationnels, dès lundi, les services jugés les plus critiques.
La ministre a par ailleurs tenu à rassurer sur l’avenir de l’établissement. Selon elle, le CHU Ignace Deen n’est pas supprimé. Ses activités sont temporairement relocalisées pendant la durée des travaux, tandis que son personnel et sa vocation hospitalo-universitaire seront maintenus.
En revanche, le coût global de cette vaste opération reste encore inconnu. Aucun montant n’a été communiqué au cours de la conférence de presse. La ministre a indiqué que l’évaluation financière globale n’était, pour le moment, pas encore disponible.
« Nous construisons un hôpital pour mieux soigner : nous devons donc garantir la continuité des soins pendant toute la période de transition », a-t-elle souligné.

