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Transformation digitale : Faya Bourouno défend la modernisation de l’administration guinéenne

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La transformation numérique de l’administration guinéenne s’accélère. Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, également porte-parole du gouvernement, Faya François Bourouno, a présenté plusieurs plateformes numériques mises en place pour améliorer l’efficacité, la traçabilité et l’accessibilité des services publics.

Selon le ministre, ces différents outils traduisent la volonté des autorités de construire « un État moderne » et s’inscrivent dans la dynamique de la refondation de l’État portée par le président de la République.

Dans le secteur minier, Faya Bourouno a notamment cité Damanda, une plateforme destinée à dématérialiser la gestion du cadastre et des titres miniers. Elle permet, selon lui, de rendre les demandes et les décisions « traçables, vérifiables en temps réel » et de réduire les délais de délivrance des actes. Une évolution qui doit contribuer, d’après le ministre, à renforcer l’attractivité du climat des affaires et la transparence dans la gestion des ressources minières.

Autre chantier présenté : Telemou, consacré à la commande publique. La plateforme couvre désormais l’ensemble du cycle de passation des marchés, depuis l’appel d’offres jusqu’à l’évaluation, l’attribution et le suivi de l’exécution. Pour Faya Bourouno, cette digitalisation revêt un enjeu majeur, alors que les marchés publics représenteraient entre 11 et 15 % de la richesse nationale.

Dans le domaine des finances publiques, le ministre a évoqué SONEYA, qui vise à fluidifier et sécuriser les procédures d’exécution du budget de l’État. Cette plateforme est complétée par TrésorPay, qui permet notamment aux citoyens ne disposant pas de compte bancaire d’effectuer des paiements liés à certains services administratifs.

A en croire Faya François Bourouno, la gestion des effectifs et de la masse salariale constitue également un autre volet de cette transformation numérique. Le gouvernement, selon son porte-parole, s’appuie désormais sur le Fichier Unique de Gestion Administrative et de la Solde (FUGAS), présenté comme un outil permettant de fiabiliser les données relatives aux agents publics et à la masse salariale.

Mais c’est surtout GEDAF, dédiée à la gestion électronique des actes administratifs et normatifs, que le porte-parole du gouvernement a particulièrement mise en avant. Une plateforme qui dématérialiserait la chaîne de conception et de traitement des décisions, arrêtés et décrets.

Réagissant aux commentaires selon lesquels la décision du chef de l’État de suivre directement GEDAF depuis son bureau traduirait une volonté de « reprendre la main », Faya Bourouno a défendu une autre lecture. Pour lui, il ne s’agit nullement d’un revirement, puisque ces outils ont été institués sur instruction du président de la République.

« On ne reprend pas la main sur ce que l’on a soi-même institué », a-t-il déclaré, estimant que l’implication du chef de l’État s’inscrit plutôt dans une logique de suivi et de pilotage des réformes.

En outre, le ministre a établi un lien direct entre ces plateformes numériques, le programme Simandou 2040 et la vision présidentielle de développement. Il a expliqué que le processus repose sur plusieurs étapes : l’élaboration du programme, sa transmission aux membres du gouvernement comme feuille de route, le lancement des projets, puis l’accélération des processus normatifs afin d’éviter les retards et les blocages administratifs.

Pour Faya Bourouno, la digitalisation de l’administration ne constitue donc pas une série d’initiatives isolées, mais une composante d’une stratégie globale visant à rendre l’État guinéen plus efficace, transparent et capable d’assurer un meilleur suivi de ses décisions et de ses ressources.

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