
Malgré la déconnexion stratégique des préfectures de Dinguiraye et de Faranah du réseau, le barrage hydroélectrique de Tinkisso peine toujours à alimenter la ville de Dabola. Entre la vétusté des équipements et la forte hausse de la demande locale, la crise énergétique s’aggrave, ce vendredi 14 août 2026.
Entre des pannes à répétition affectant des groupes de production mis en service en 1970 et une surcharge globale dépassant la capacité nominale de 1,6 mégawatt (MW), les habitants de Dabola et de la sous-préfecture de Bissikirima restent privés d’électricité.
« L’un de nos trois groupes de production est à l’arrêt, ce qui réduit drastiquement les capacités de la centrale. L’infrastructure est saturée et la demande surpasse désormais largement notre offre », explique Alpha Oumar Diallo, chef de la centrale de Tinkisso.

Face à cette détérioration, les réactions d’inquiétude se multiplient sur le terrain. « C’est un cri du cœur de la population, car l’électricité et l’eau sont primordiales pour le développement d’une localité. Je me suis rendu sur le terrain pour évaluer la situation : force est de constater l’ampleur des difficultés. En réalité, la demande dépasse de loin l’offre et le matériel est particulièrement vétuste », a confié Colonel Alpha Oumar Cissé, le préfet de Dabola, après son constat.
Pour sortir durablement de cette impasse, tous les regards se tournent désormais vers le projet d’extension « Tinkisso 2 », vivement attendu par les populations locales pour résoudre définitivement le déficit énergétique de la région.

