
La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a confirmé, jeudi 30 juillet 2026, la décision de relaxe prononcée en première instance en faveur de l’entrepreneur Ali JICHI.
Poursuivi dans une affaire portant sur près de 26 milliards de francs guinéens, Ali JICHI était accusé notamment d’abus de biens sociaux, d’abus de confiance, de vol et de détournement au préjudice d’Electromatic Guinée, représentée par Mohamed Fawaz.
Après examen du dossier, la juridiction d’appel a estimé que les faits reprochés à l’entrepreneur n’étaient pas établis. Elle a ainsi confirmé le jugement rendu le 21 octobre 2024 par la Chambre de jugement de la CRIEF, qui avait déjà rejeté les accusations portées contre lui.
Au cours des débats, la question de la propriété des fonds présentés comme ayant été détournés a occupé une place importante. Mohamed Fawaz avait notamment reconnu devant la Cour que les 26 milliards de francs guinéens en cause ne provenaient pas des comptes d’Electromatic Guinée, mais de l’entreprise familiale d’Ali JICHI.
La partie civile reprochait toutefois à l’entrepreneur d’avoir notamment fait établir au nom d’une autre société un contrat relatif à la construction du siège de la Société Générale de Guinée.
Pour la défense, il s’agissait davantage d’un différend entre associés que d’une affaire pénale. Me Morlus Sylla s’est réjoui de la décision, estimant que « le droit a prévalu » après plusieurs années de procédure.
De son côté, Ali JICHI a salué une décision qui, selon lui, permet de rétablir son honneur après plusieurs années d’accusations. Il a assuré ne rechercher « ni la revanche ni la polémique », tout en souhaitant que la décision judiciaire soit connue du public.
Cette confirmation en appel constitue une nouvelle décision favorable à l’entrepreneur dans ce dossier.

