


Cette opération visait à inspecter l’ensemble des cellules afin de détecter tout objet susceptible de compromettre la sécurité de la prison et de prévenir d’éventuelles tentatives d’évasion ou des violences entre détenus.

À l’issue des fouilles, plusieurs objets interdits ont été découverts et saisis, notamment des ciseaux, des marteaux ainsi que d’autres objets contondants. Pour le procureur, la présence de tels équipements dans les cellules constitue une menace réelle pour la sécurité de l’établissement.
« Nous avons effectué des fouilles systématiques dans chaque cellule et vous voyez les objets que nous avons retrouvés à l’intérieur : des ciseaux, des marteaux et d’autres objets contondants », a déclaré Mamadou Bhoye Diallo.
Le chef du parquet a toutefois tenu à saluer le professionnalisme du régisseur de la maison d’arrêt, écartant toute idée de négligence dans la gestion de l’établissement.
Selon lui, l’administration pénitentiaire organise régulièrement des fouilles, mais le parquet se doit également d’effectuer des contrôles inopinés afin de s’assurer du strict respect des mesures de sécurité.
Au cours de cette visite, le procureur s’est également intéressé aux conditions de détention des pensionnaires. Il a constaté que les réserves alimentaires étaient suffisantes, avec des stocks de riz, d’huile de palme et de pommes de terre permettant d’assurer l’alimentation des détenus.
En revanche, il s’est montré préoccupé par l’état de l’infirmerie de la prison, qu’il juge insuffisamment équipée pour assurer une prise en charge médicale convenable.
« L’infirmerie est dans un état vétuste. Il manque du matériel de travail, une table, un lit pour les malades, un tensiomètre ainsi que plusieurs autres équipements indispensables. Nous allons porter cette situation à la connaissance des autorités compétentes afin qu’une solution soit trouvée », a-t-il indiqué.
Pour Mamadou Bhoye Diallo, ces opérations de contrôle sont essentielles pour garantir la sécurité de la maison d’arrêt, prévenir les affrontements entre détenus et limiter les risques d’évasion liés à la circulation d’objets dangereux au sein de l’établissement pénitentiaire.
Correspondant à Kindia, Basse Guinée