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J’ai tout perdu » : à N’Zérékoré, le journaliste Thierno Amadou Diallo, frappé par une série d’incendies dévastateurs

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Pour Thierno Amadou Diallo, correspondant du média Réveil 224 en Guinée forestière, l’incendie qui a ravagé le grand marché de N’Zérékoré dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 juin 2026 est venu s’ajouter à une succession de drames qui ont profondément bouleversé sa vie et celle de sa famille.

Visiblement éprouvé, le journaliste raconte avoir été victime de plusieurs incendies ces derniers mois, aussi bien à son domicile qu’au marché où il exerçait une activité commerciale parallèle, pour soutenir sa famille.

Selon lui, les premiers sinistres remontent au mois de novembre dernier. D’autres se sont ensuite produits en décembre et janvier, avant qu’une série de trois incendies successifs en l’espace de trois jours, ne réduise pratiquement tous ses biens en cendres, au mois de février.

« Nous avons tout perdu. Depuis plusieurs mois, notre famille vit dans une situation extrêmement difficile, à cause de ces incendies à répétition », témoigne-t-il.

Alors qu’il tentait de se relever de ces épreuves, le feu qui a dévasté le grand marché de N’Zérékoré est venu porter un nouveau coup à ses efforts de reconstruction. Sa boutique, dans laquelle il venait d’investir d’importantes marchandises, a été entièrement consumée.

« J’avais rempli la boutique de vêtements, de jeans et d’autres articles qui venaient d’être livrés. Tout est parti en fumée. Il ne reste absolument rien », explique-t-il.

Mais les pertes ne se limitent pas à son commerce. Thierno Amadou Diallo y conservait également son matériel professionnel. Ses caméras, ses ordinateurs, son drone ainsi que plusieurs accessoires indispensables à son travail de journaliste ont été détruits par les flammes.

« Tout mon équipement de presse se trouvait dans la boutique. Les caméras, les ordinateurs, le drone… tout a brûlé. Aujourd’hui, je me retrouve sans moyen de travail », déplore-t-il.

Au-delà des dégâts matériels, c’est toute une famille qui se retrouve plongée dans l’incertitude. Père d’un enfant âgé d’à peine un an, le journaliste affirme ne plus avoir les moyens de prendre en charge ses proches. Les sinistres successifs ont contraint les membres de sa famille à se disperser dans différents foyers, afin de trouver un abri temporaire.

« Nous sommes pratiquement à la belle étoile. La famille est dispersée. Nous n’avons plus de ressources et il devient difficile de faire face aux besoins quotidiens », confie-t-il avec émotion.

Concernant les incendies qui ont touché son domicile, Thierno Amadou Diallo reconnaît ne disposer d’aucune explication formelle. Il évoque des départs de feu survenus dans des circonstances troublantes, parfois à l’intérieur même de certaines pièces de la maison, voire sous un lit. Des rumeurs attribuant ces incendies à des causes mystiques circulent dans le voisinage, mais il préfère s’en tenir aux faits.

« Beaucoup de choses ont été dites, mais je n’ai aucune preuve de ce qui se raconte. Je constate simplement que nous avons subi plusieurs incendies et que toutes nos économies y sont passées », affirme-t-il.

Malgré l’ampleur des pertes, le journaliste refuse de céder au désespoir. Convaincu que cette épreuve finira par passer, il dit s’en remettre à Dieu, tout en lançant un appel pressant à la solidarité.

Il sollicite le soutien des autorités, des bonnes volontés et du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, afin d’aider sa famille à surmonter cette situation, particulièrement difficile. Il invite également les personnes sensibles à son sort et à celui des autres sinistrés à leur venir en aide.

« Nous demandons humblement l’assistance de tous ceux qui peuvent nous aider à nous relever. Aujourd’hui, nous avons tout perdu, mais nous gardons l’espoir que Dieu ne nous abandonnera pas », conclut-il.

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