
La Guinée et la Chine célébrent ce 8 juin l’un des jalons les plus marquants de leur coopération sanitaire: la création et l’opérationnalisation de la Mission médicale chinoise. Cette institution emblématique a vu le jour le 8 juin 1968, trois ans après la visite historique du Premier ministre chinois de l’époque, Zhou Enlai, à Labé, en Moyenne Guinée.

(Image d’archives de la mission médicale chinoise)
Les relations diplomatiques et stratégiques entre Pékin et Conakry, qui couvrent aujourd’hui de nombreux secteurs, n’ont cessé de se renforcer au fil des décennies, au point de constituer l’un des modèles de coopération les plus aboutis en Afrique subsaharienne.
Véritable pilier de la coopération sanitaire entre les deux pays, la Mission médicale chinoise célébrent son 58e anniversaire, symbole vivant de l’amitié et du partenariat durable qui unissent la Guinée et la Chine.
À l’occasion de cet important anniversaire, la rédaction de Guinéenews a rencontré le chef de la 31e Mission médicale chinoise actuellement en mission en Guinée.
Dans cette interview exclusive, le Dr Wang Bin revient sur l’histoire de la Mission médicale chinoise, ses objectifs, ainsi que les services qu’elle apporte quotidiennement à des milliers de patients guinéens. Il évoque également les interventions menées aussi bien à l’Hôpital de l’Amitié sino-guinéenne de Conakry que dans certaines localités du pays.
Le responsable chinois met en lumière les progrès remarquables accomplis par la Mission, notamment sous l’impulsion de la 31e équipe médicale, avec l’introduction d’équipements modernes et de technologies de pointe, de la médecine traditionnelle chinoise dans la prise en charge des patients. Il aborde également les défis auxquels la Mission est confrontée, sans oublier ses perspectives à court et moyen termes, avec l’ambition de contribuer à faire de la Guinée un véritable hub médical de référence en Afrique de l’Ouest. Lisez plutôt !
Guinéenews : pouvez-vous nous présenter brièvement, ainsi que les membres clés de votre équipe ( le nombre total et les différents spécialistes qui forment la mission) ?
Dr WANG Bin : la 31e mission médicale chinoise en Guinée est composée de 24 membres dont 18 hommes et 6 femmes. Vingt-deux d’entre eux proviennent de 18 services de l’Hôpital de l’Amitié de Beijing affilié à l’Université Médicale de la Capitale de Chine. Tandis que les deux autres sont pour l’un conseiller national en politique sanitaire de la Comission Municipale de la santé de Beijing et l’autre, expert en prévention et contrôle des maladies du Centre de prévention et de contrôle des maladies de Beijing.
La mission compte 18 médecins spécialistes issus de divers services tels que : la chirurgie générale, l’orthopédie, l’urologie, la chirurgie thoracique, la neurochirurgie, la chirurgie vasculaire, la réanimation, l’anesthésie, la médecine traditionnelle chinoise, la cardiologie, la neurologie, l’urgence, le laboratoire d’analyse, la radiologie, l’échographie, la pharmacie et le bloc opératoire, ainsi que 4 membres de soutien incluant une interprète, un cuisinier, un comptable et un agent d’entretien. Dix d’entre eux détiennent un diplôme de doctorat, et la mission est arrivée en Guinée le 6 mars 2025.
Guinéenews : quels sont les principaux accords ou cadres institutionnels qui encadrent votre mission (domaines d’intervention) ?
Dr WANG Bin : l’accord principal régissant cette mission est le protocole d’accord signé entre la Chine et la Guinée sur l’envoi de missions médicales chinoises pour travailler en Guinée.
Guinéenews : quels sont les objectifs prioritaires de votre mission ici en Guinée ?
Dr WANG Bin : la mission consiste à collaborer étroitement avec les professionnels de santé guinéens conformément aux lois et règlements en vigueur en Guinée, pour mener des activités de prévention et de traitement médicaux. Les deux parties encouragent les établissements médicaux des deux pays à établir des relations de coopération ciblées et à développer des technologies spécialisées dans des domaines cliniques et pathologiques spécifiques, y compris mais sans s’y limiter à l’échange et à la formation de personnel, la démonstration et l’enseignement pratique des opérations, les consultations médicales à distance, etc., afin de renforcer continuellement les capacités cliniques locales.
Guinéenews : quels sont les principaux résultats que vous avez déjà obtenus ?
Dr WANG Bin : depuis notre arrivée en Guinée il y a près de 14 mois, la 31e mission médicale chinoise a organisé 10 activités scientifiques, 68 séances de formation, 5 campagnes de santé publique et de sensibilisation, formant 658 professionnels de santé. Cette année, nous prévoyons d’envoyer treize professionnels de santé de l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne à Pékin pour une formation de trois mois.
Parallèlement, la mission collabore activement avec le bureau de l’OMS en Guinée, le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique de la Guinée et autres services concernés. Elle poursuit le projet « Recherche sur les stratégies de prévention et de contrôle du paludisme dans les établissements collectifs de Guinée », a mené 1 319 questionnaires, organisé 2 séances de formation mixte (en ligne et sur place) sur la prévention et le contrôle du paludisme regroupant plus de 400 participants, et distribué plus de 500 dépliants bilingues (français-chinois) sur ce thème.
Elle participe également activement à des événements sanitaires, comme des activités d’échange sur la santé et la culture avec l’Institut Confucius de l’Université Gamal-Abdel-Nasser de Conakry (où elle a partagé l’expérience chinoise en matière de santé), des actions caritatives de santé à l’orphelinat Regina Maris en collaboration avec plusieurs institutions, des campagnes de sensibilisation série sur la « Journée mondiale de l’hygiène des mains » à l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne (en réponse aux principales problématiques de santé locales et aux journées thématiques de santé), et a produit la série de programmes de vulgarisation sanitaire « Parlons de la santé avec Julie », dans laquelle des experts chinois et guinéens analysent conjointement des questions de santé, diffusée sur les médias locaux.
Guinéenews : quelles sont les pathologies que vous rencontrez fréquemment ; la moyenne de patients bénéficiant annuellement de vos prises en charge ?
Dr WANG Bin : les maladies fréquentes en Guinée sont principalement des maladies infectieuses telles que le paludisme et la fièvre typhoïde. Les traumatismes causés par des accidents de la route ou des projets de construction sont également fréquents et l’incidence des maladies cardio-vasculaires et cérébro-vasculaires a augmenté rapidement ces dernières années.
Chaque année, des experts chinois et guinéens collaborent pour traiter de nombreux cas complexes. Par exemple, en 2024, l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne a enregistré 13 223 consultations externes, 2 796 admissions hospitalières et 840 opérations; ces chiffres devraient encore augmenter sur la période 2025-2026.
Guinéenews : depuis le début de la mission, combien sont-ils ?
Dr WANG Bin : depuis le lancement de la mission en mars de cette année, la mission a effectué 1 216 consultations externes, participé à 243 consultations en service hospitalier, sauvé 167 patients graves, réalisé 703 opérations, effectué anesthésies, dispensé 1 453 consultations en médecine traditionnelle chinoise et réalisé 513 consultations médicales gratuites.
Guinéenews : les délégués médicaux sont exclusivement opérationnels à Conakry ou bien sont-ils redéployés à l’intérieur ? Si oui, comment cela se passe ?
Dr WANG Bin : la mission travaille non seulement à l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne à Conakry, mais également mène des consultations médicales gratuites dans des régions comme Boké et Kindia, et effectue des visites médicales de routine dans des sites tels que la centrale hydroélectrique de Souapiti, la mine de Simandou et le port de Morebaya.
Guinéenews : est-ce que dans vos protocoles de traitement (soins), vous avez recours aux pratiques de la médecine traditionnelle chinoise ? Si oui, quels sont résultats et le comportement des patients ?
Dr WANG Bin : dans le cadre du traitement des patients, nous collaborons avec des médecins traditionnels guinéens pour dispenser diverses formes de traitement telles que l’acupuncture, le massage et les exercices de réadaptation. Ces méthodes ont permis d’obtenir d’excellents résultats dans l’allègement de certaines maladies chroniques et de douleurs. De nombreux patients souhaitent apprendre eux-mêmes certaines techniques de la médecine traditionnelle chinoise pour soulager leurs malaises chez eux par la suite.
Guinéenews : pouvez-vous citer des technologies, équipements ou pratiques médicales que vous avez introduits ou implémentés localement. Car, selon les informations, l’IRM 1,5T et des outils d’IA orthopédique ont été mentionnés comme des équipements fournis par la Chine à l’hôpital sino-guinéen ?
Dr WANG Bin : l’équipement d’IRM 1,5T actuellement disponible à l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne a été mis en service en 2023 dans le cadre de la deuxième phase de construction de l’hôpital. Cet équipement peut effectuer des scannages du cerveau, de la moelle épinière, de la colonne vertébrale, des articulations et de la région abdomino-pelvienne. En synergie avec le scanner CT, il répond pleinement aux besoins diagnostics d’imagerie des activités médicales quotidiennes et joue un rôle crucial dans le traitement intégral des maladies cardio-vasculaires et cérébro-vasculaires aiguës au sein de la plateforme de diagnostic et de traitement intégrés. Il peut détecter des lésions d’ischémie cérébrale précoce qui ne sont pas visibles sur le CT, fournissant ainsi une orientation précieuse pour le diagnostic et le traitement. Par exemple, nous avons eu un patient atteint d’ischémie cérébrale aiguë (AVC) qui, grâce au diagnostic précoce par IRM et au traitement rapide par les neurologues, a été rétabli et a quitté l’hôpital avec une fonction locomotrice presque revenue à son état antérieur à la maladie, pouvant même reprendre la conduite.
La chirurgie de prothèse totale de hanche assistée par IA consiste à reconstruire les données CT de la hanche du patient avant l’opération pour évaluer précisément les lésions osseuses. Ces données sont transmises à une plateforme de calcul big data, où un logiciel de planification IA recommande la position et le modèle de la prothèse acétabulaire et fémorale, générant finalement une simulation opératoire visualisable sous 360 degrés. Un rapport de planification opératoire complet est ensuite élaboré pour guider la chirurgie clinique, améliorant ainsi le taux de succès opératoire et réalisant une chirurgie précise, intelligente et personnalisée. Le jour de l’opération, le plan opératoire est confirmé à nouveau avec les médecins locaux avant de procéder à la chirurgie, et les expériences opératoires seront discutées et résumées après l’intervention. Grâce à cette planification précise, la chirurgie se déroule en toute sécurité et le patient peut reprendre la marche tôt pour sa réadaptation.
Guinéenews : avez-vous mis en place des programmes de formation ou d’échanges en faveur des professionnels de santé guinéens ? Si oui, dans quels domaines ?
Dr WANG Bin : attachée à la philosophie « donner un poisson est bien, mais mieux vaut enseigner à pêcher », la mission a organisé 28 séances de formation scientifique et médicale sous diverses formes, telles que la « série de conférences sur les techniques de diagnostic et de traitement des maladies chirurgicales », la « série de formations sur l’intervention coronaire en cardiologie », la « formation sur la chirurgie vasculaire pour la création de voies de dialyse » et la « contrôle de qualité des examens de laboratoire », formant près de 397 cadres techniques médicaux multidisciplinaires locaux en Guinée. Elle a également organisé le « Sommet sur le diagnostic et le traitement intégrés des maladies cardio-cérébrovasculaires et le Forum médical Chine-Afrique de l’Ouest 2025 », qui a réuni près de 200 participants. Cette année, il est prévu d’envoyer des professionnels de santé en Chine pour suivre des formations variées.
Guinéenews : comment mesurez-vous l’impact à moyen et long termes de vos interventions sur la qualité des soins, l’accessibilité, la réduction des évacuations sanitaires ?
Dr WANG Bin : avec le développement rapide de la technologie numérique moderne, la médecine fait également des progrès spectaculaires. Grâce à la collaboration entre les professionnels de santé chinois et guinéens, nous avons réalisé les 40 premières opérations et interventions jamais effectuées en Guinée au cours des 14 derniers mois. Ces avancées techniques sont dues au soutien du gouvernement chinois au développement du secteur de la santé en Guinée, en particulier la construction des phases I et II de l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne et l’équipement moderne mis à disposition. De nombreux patients atteints de maladies complexes, graves ou aiguës ont ainsi retrouvé espoir de survie, de nombreuses maladies congénitales ont été traitées, et de nombreux patients traumatisés ont récupéré leur capacité à vivre une vie normale. Par exemple, avec l’aide de la mission médicale, l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne peut désormais réaliser indépendamment des interventions d’urgence cardio-vasculaires et cérébro-vasculaires, permettant à de nombreux patients qui devaient autrefois se rendre à l’étranger pour se faire soigner de rester en Guinée pour leur traitement et leurs consultations de suivi.
Guinéenews : quelles sont les principales contraintes que vous rencontrez dans votre mission sur place ?
Dr WANG Bin : le plus grand défi rencontré lors des activités médicales locales est la pénurie de médicaments et de consommables médicaux, ainsi que les difficultés de réparation des équipements défectueux. Ces problèmes entravent gravement le traitement de nombreux patients complexes et nécessitent un soutien actif du gouvernement guinéen.
Guinéenews : comment gérez-vous la problématique liée à la maintenance après votre départ : maintenance des équipements, transfert de compétences, suivi … ?
Dr WANG Bin : le gouvernement chinois a déjà fourni à la Guinée une grande quantité de médicaments, d’équipements et de consommables médicaux, qui ont sauvé la vie de nombreux patients guinéens. Afin d’assurer le bon fonctionnement des équipements concernés, la partie chinoise développe le projet d’assistance à la maintenance des équipements médicaux de l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne. Nous souhaitons que les personnels guinéens puissent maîtriser les techniques de maintenance des appareils afin de garantir leur utilisation durable et efficace à long terme.
Guinéenews : qu’en est-il de votre collaboration avec les médecins guinéens lorsque vous faites face à des cas très critiques ?
Dr WANG Bin : lorsqu’il s’agit de cas graves et critiques, nous collaborons étroitement avec les professionnels de santé guinéens. Lorsqu’un cas grave est admis à l’urgence, les médecins guinéens nous contactent par téléphone, et nous organisons immédiatement un soutien d’experts multidisciplinaires. Nous effectuons des opérations conjointes au bloc opératoire et dispensons un enseignement pratique de bout en bout pour les interventions. L’objectif est de permettre aux médecins guinéens de maîtriser pleinement les capacités de secours d’urgence.
Guinéenews : dans quelle mesure envisagez-vous des collaborations avec les centres de recherche guinéens ou des universités locales, notamment le CERFIG qui est un centre guinéen de recherche en infectiologie et formation, souvent impliqué dans les partenariats internationaux ?
Dr WANG Bin : sans aucun doute. La recherche et la formation sont des éléments clés de la coopération médicale sino-guinéenne, et constituent également un travail important pour la construction du Centre de Médecine Conjoint Sino-Africain dans le cadre futur de la coopération entre les deux pays. La mission médicale chinoise aspire depuis longtemps à collaborer avec les institutions de recherche et les universités locales en Guinée, en particulier dans le domaine de la recherche et de la formation sur la prévention et le contrôle des maladies infectieuses. Notre délégation compte un expert en épidémiologie du Centre de prévention et de contrôle des maladies de Beijing. De plus, nous pouvons agir comme un pont pour relier le CERFIG (Centre guinéen de recherche en infectiologie et formation) à l’Institut de maladies tropicales de l’Hôpital de l’Amitié de Pékin et au Centre de prévention et de contrôle des maladies de Beijing. Dans le futur, ces institutions pourront collaborer pour identifier des orientations de coopération et mettre en œuvre des projets de coopération internationale.
Guinéenews : quelle appréciation faites-vous de la coopération sanitaire sino-guinéenne ?
Dr WANG Bin : en 1965, après la visite du Premier ministre de la République populaire de Chine, Zhou Enlai, à la région de Labé en Guinée, une décision a été prise d’envoyer des missions médicales en Afrique pour fournir une aide médicale. Le 8 juin 1968, la municipalité de Beijing a envoyé la première mission médicale chinoise en Guinée, composée de 36 membres, marquant le début de la coopération sanitaire sino-guinéenne.
Au cours des 58 dernières années, les missions médicales chinoises en Guinée ont perpétué l’esprit « Ne craindre ni les épreuves ni la fatigue, se dévouer avec abnégation, soigner les malades et sauver les vies, et porter un grand amour sans frontière » des équipes médicales chinoises.
À ce jour, 31 missions totalisant 749 membres ont été envoyées pour fournir des services médicaux en Guinée. Toujours attentives aux besoins locaux, ces missions ont innové constamment dans leur aide médicale, enregistrant de nouvelles avancées et de nouveaux développements.
Sur le plan technique médical, elles ont réalisé de nombreux « premiers » dans l’histoire médicale guinéenne, tels que la « fusion intervertébrale lombaire au microscope » et la « chirurgie de prothèse totale de hanche assistée par IA », comblant de nombreuses lacunes techniques. Elles ont également introduit des technologies de pointe telles que le diagnostic assisté par IA en orthopédie et l’intervention cardiaque, élaborant des protocoles opératoires adaptés aux conditions locales.
Sur le plan de la construction de plateformes médicales, elles ont contribué à la mise en service de l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne (construit avec l’aide chinoise) et à la promotion de sa deuxième phase de construction, guidé et aidé l’hôpital à accueillir des patients, équipé de matériel diagnostique et thérapeutique avancé, aidé à établir le service de médecine intensive et active, à promouvoir la construction de centres médicaux.
Sur le plan du développement disciplinaire, elles ont poursuivi la stratégie « promouvoir le développement de l’hôpital par la construction disciplinaire », stimulant le développement coordonné de multiples disciplines.
Dans le domaine de la santé publique, elles ont créé de manière innovante le poste de conseiller en santé publique, mené des travaux de lutte contre les vectors biologiques et de vulgarisation sanitaire, établi un laboratoire de lutte contre les vectors biologiques, contribuant à renforcer les lignes de défense contre les maladies.
Sur le plan de la formation de personnel, elles ont formé de nombreux professionnels de santé guinéens par le biais d’enseignement clinique, de stages et de formations, transmettant leurs compétences et expériences sans réserve.
Dans le domaine de l’aide d’urgence, lors de l’épidémie d’Ebola, de la COVID-19 et autres crises sanitaires en Guinée, elles ont été les premières à intervenir, fournissant de l’aide matérielle, envoyant des experts en santé publique et formant des médecins locaux et des travailleurs communautaires, partageant les difficultés avec le peuple guinéen. En outre, elles poursuivent régulièrement des campagnes médicales gratuites et des consultations de santé dans les régions éloignées, diffusant des connaissances sur la santé.
Plus récemment, pour mettre en œuvre l’initiative du Président Xi Jinping de « l’Action Partenaire pour la Santé » lors du Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine en 2024, visant à co-construire des centres de médecine conjoints sino-africain, la cérémonie d’inauguration du premier Centre de Médecine Conjoint Sino-Africain a eu lieu à l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne à Conakry, capitale de la Guinée. Le Vice-Premier ministre de la République populaire de Chine, Liu Guozhong, et le Premier ministre de la République de Guinée, Amadou Oury Bah, ont inauguré conjointement le centre.
Le Vice-Ministre de la Commission Nationale de la Santé de la République Populaire de Chine, Shen Hongbing, et le Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de la République de Guinée, à l’époque, Dr Oumar Diouhé Bah, ont signé conjointement l’ « Accord entre la Commission Nationale de la Santé de la République Populaire de Chine et le ministère de la Santé et de l’Hygiène de la République de Guinée relatif au Développement d’un Centre de médecine conjoint sino-africain ».
Par le biais de l’introduction de technologies, de la formation de personnel, de l’établissement de normes, de l’amélioration du contrôle de qualité, du soutien à la recherche et du développement industriel, nous visons à développer l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne en un centre de médecine conjoint régional pour le diagnostic précis des maladies cardio-vasculaires et cérébro-vasculaires, les chirurgies mini-invasives (urologie, chirurgie thoracique, chirurgie générale, orthopédie) et le diagnostic et le traitement assistés par IA en Afrique de l’Ouest. L’établissement du Centre de médecine conjoint sino-africain injectera une nouvelle dynamique dans la coopération sanitaire sino-guinéenne, promouvra la modernisation du système de santé publique africain et approfondira davantage l’amitié et la confiance entre les peuples chinois et guinéen.
Interview réalisée par Camara M. Amara, Bah Alhassane et
Diallo Mamadou Saliou pour Guinéenews
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3- https://youtu.be/3lOz-N3Asao

