
Alors que le dépouillement du double scrutin législatif et communal du 31 mai se poursuit en Guinée, la préfecture de Yomou est déjà plongée dans une vive controverse. Entre accusations de « graves violations » du processus électoral et démentis des autorités locales, la bataille ne se joue plus dans les urnes, mais autour de leur gestion.
Dans une déclaration rendue publique ce lundi 1er juin, le Bloc Libéral (BL) accuse les responsables locaux d’avoir enfreint le Code électoral. Le parti affirme notamment que les urnes auraient été transférées au chef-lieu préfectoral avant leur dépouillement dans les bureaux de vote, une pratique qu’il juge irrégulière. Il dénonce également l’absence de ses représentants lors de la centralisation et l’interpellation de l’un de ses responsables.
Des accusations rejetées par les autorités électorales locales. Un responsable du processus assure que tous les partis politiques présents ont été associés aux opérations et que le transfert des procès-verbaux vers la préfecture a été décidé pour des raisons sécuritaires, après des tensions signalées dans la sous-préfecture de Péla.
Pendant que les deux versions s’affrontent, le doute s’installe. À Yomou, la centralisation des résultats se déroule désormais sous haute surveillance, dans l’attente d’éventuelles clarifications des autorités compétentes sur ces allégations qui risquent d’alimenter davantage la méfiance autour du scrutin.

