
Les autorités judiciaires entendent intensifier la lutte contre les pires formes de travail des enfants à travers un nouveau plan d’action élaboré par le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry. (Image d’archives)
Selon un document consulté par notre rédaction, plusieurs secteurs jugés particulièrement dangereux pour les mineurs feront désormais l’objet d’une surveillance renforcée. Sont notamment concernés les zones minières, les chantiers de construction, les garages, les ports, les marchés ainsi que les décharges publiques, où de nombreux enfants exercent des activités à haut risque.
Le plan d’action souligne que ces environnements exposent les mineurs à de graves dangers physiques, avec des conséquences néfastes sur leur santé, leur éducation et leur développement social.
Pour y faire face, les autorités prévoient de multiplier les missions conjointes de contrôle impliquant les services judiciaires, les inspections du travail, les services sociaux ainsi que les forces de sécurité.
Ces opérations auront notamment pour objectif d’identifier les enfants concernés, de faciliter leur retrait des activités dangereuses et, si nécessaire, d’engager des poursuites contre les personnes impliquées dans leur exploitation.
Le document prévoit également la mise en place d’un mécanisme de suivi basé sur des rapports périodiques adressés au Parquet général. Des évaluations trimestrielles devront permettre de mesurer les résultats obtenus et d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain.
