
La présentation officielle s’est tenue dans l’enceinte de la Direction régionale des Douanes de Kankan, en présence du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, des responsables douaniers ainsi que des représentants des médias locaux.
Selon les explications fournies par les autorités, les produits saisis étaient transportés à bord d’un minibus en provenance de Faranah en direction de Kankan. Le véhicule a été intercepté par la Brigade d’Intervention Rapide des Douanes à la suite d’informations recueillies par les services compétents.
Le procureur de la République près le TPI de Kankan, Fodé Bintou Keita, a indiqué que les médicaments ont été soumis à un contrôle technique après leur saisie.
« Après les vérifications effectuées par les services spécialisés, seuls deux cartons ont été reconnus conformes. Tous les autres contiennent des produits prohibés et dangereux pour la consommation », a-t-il déclaré devant la presse.
Le magistrat a également révélé que les individus impliqués dans cette affaire auraient tenté de soudoyer les agents chargés de l’enquête afin d’éviter des poursuites judiciaires.

D’après lui, plusieurs millions de francs guinéens auraient été proposés aux officiers de police judiciaire. Une tentative qui aurait été rejetée par les agents, invoquant la gravité des risques liés à la santé publique.
Les présumés propriétaires de la cargaison auraient pris la fuite après l’interception du véhicule. Une enquête judiciaire contre X devrait être engagée dans les prochains jours afin d’identifier les auteurs et les éventuels complices de ce trafic.
Le Directeur régional des Douanes de Kankan, David Kemo Feindouno, a salué l’engagement des équipes déployées sur le terrain. Il a affirmé que cette saisie s’inscrit dans la dynamique nationale de lutte contre la fraude, la contrebande et les réseaux de trafic illicite.
Le responsable douanier a également lancé un appel à la collaboration des populations, estimant que certaines opérations de trafic sont préparées discrètement dans des concessions ou domiciles privés.
« La participation des citoyens est essentielle. Lorsqu’une information nous parvient rapidement, nos équipes peuvent intervenir avant que ces produits ne soient écoulés sur le marché », a-t-il expliqué.

Les autorités ont insisté sur les conséquences sanitaires liées à la circulation de médicaments de qualité douteuse. Selon les responsables douaniers, plusieurs produits vendus clandestinement dans les marchés ne répondent à aucune norme pharmaceutique fiable et peuvent aggraver l’état des patients.
Les médicaments saisis, tout comme le minibus ayant servi à leur transport, ont été placés sous la responsabilité du parquet du TPI de Kankan. Les autorités annoncent par ailleurs que les produits prohibés seront détruits par incinération conformément aux procédures prévues par la loi.
