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Demande de mise en liberté pour Badra Koné : l’AJE réclame une caution de 200 milliards GNF

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Les audiences se poursuivent devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) dans le dossier impliquant, présient de la Délégation spéciale de Matam, Badra Koné et ses coaccusés. Ce mercredi, les débats ont été marqués par l’examen d’une demande de mise en liberté provisoire introduite par la défense, ainsi que par plusieurs exceptions de procédure.
Les avocats de Badra Koné ont, dans un premier temps, sollicité la suspension des poursuites judiciaires jusqu’à la proclamation des résultats des élections prévues le 31 mai. Ils ont invoqué à cet effet les dispositions de l’article 66 du code électoral, qui protège les candidats contre toute poursuite judiciaire en dehors des cas de flagrance. En parallèle, la défense a demandé la mise en liberté provisoire de leur client.
Une requête jugée prématurée par le ministère public, qui s’y est fermement opposé. Les représentants du parquet ont estimé que cette demande était inopportune à ce stade de la procédure.
De son côté, la partie civile, par la voix de Me Vaben Camara, a insisté sur la nécessité de garantir les intérêts civils. Elle a indiqué que dans l’hypothèse où une mise en liberté serait accordée, celle-ci devrait être assortie d’une caution conséquente, évoquant un montant pouvant atteindre 200 milliards de francs guinéens afin de préserver les droits des parties civiles.
Après avoir entendu l’ensemble des parties, le président de la Cour, le juge Alpha Camara, assisté de ses conseillers Kanda Doumbouya et Mamadou Dian Diallo, a suspendu l’audience pendant une vingtaine de minutes.
À la reprise, la décision est tombée : la Cour a rejeté la demande de mise en liberté provisoire, la jugeant mal fondée. L’exception de procédure soulevée par la défense a également été déclarée inopportune. En conséquence, la juridiction a ordonné la poursuite des débats.
Non satisfaite de cette décision, la défense a immédiatement formulé une nouvelle requête, demandant le renvoi du dossier devant le procureur spécial afin d’ouvrir une instruction pour un supplément d’informations, invoquant la complexité de l’affaire.
Une nouvelle demande à laquelle le ministère public, représenté par Pierre Sègbè Kamano et Biwon Millimouno, s’est opposé. Selon le parquet, cette démarche vise essentiellement à ralentir le cours normal de la procédure.
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