Tombolia : Une célébration de trophée vire à l’affrontement violent entre deux lycées

La banlieue de Conakry a été le théâtre de scènes de chaos ce lundi matin. Ce qui devait être une simple célébration sportive entre les écoles Roi Hassan II et CAK s’est transformée en une véritable bataille rangée, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre.
Selon les informations d’un parent d’élève proche des lieux, tout a commencé par une victoire. Samedi dernier, l’établissement Roi Hassan II avait remporté la finale d’un tournoi inter-écoles face à son rival du quartier, le groupe scolaire CAK.
« Voulant savourer leur triomphe, un groupe d’élèves de l’école victorieuse s’est rendu ce matin devant les installations de CAK. Trophée bien en vue, les jeunes manifestaient leur joie bruyamment alors que les cours se déroulaient à l’intérieur du bâtiment. Le climat a basculé lorsqu’un projectile aurait été lancé depuis l’extérieur vers la cour de l’école CAK. En tentant d’interpeller les fauteurs de troubles, le surveillant général a ouvert le portail principal. Ce geste a provoqué une sortie massive et incontrôlée des élèves de CAK, déclenchant une course-poursuite à travers les ruelles de Tombolia. », a t’il precisé.
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La confrontation a atteint son paroxysme aux abords de l’école Roi Hassan II, où les deux camps se sont livrés à d’intenses jets de pierres, causant d’importants degats matériels: Des vitres brisées ; des élèves en sang et un quartier plongé dans la panique.
L’arrivée rapide des unités de la gendarmerie nationale a permis de disperser les groupes d’élèves et de stopper l’escalade de la violence. Si le calme est revenu en milieu de journée, le bilan humain fait état de plusieurs blessés légers, pris en charge par les structures sanitaires locales.
Nos tentatives de joindre les responsables des deux établissements scolaires sont restées vaines. Cet incident soulève une nouvelle fois la question de la sécurité en milieu scolaire et de l’urgence de promouvoir l’esprit de fair-play. Le sport scolaire, censé unir la jeunesse, ne doit pas devenir un vecteur de violences urbaines.
