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Conakry : Le Festival des bouquinistes s’installe au CCFG pour réconcilier la jeunesse avec le livre

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​La deuxième édition du Festival des bouquinistes a ouvert ses portes ce jeudi 26 mars 2026 au centre culturel franco-guinéen (CCFG). Entre promotion de la lecture numérique et plaidoyer pour des espaces dédiés, cet événement de trois jours ambitionne de redonner au livre sa place dans le quotidien des Guinéens.

​Organisé par l’Association des bouquinistes de Guinée, la deuxième édition du festival rassemble professionnels du livre, éducateurs et élèves autour d’un objectif commun : briser la glace entre la jeunesse et la lecture.

​Pour Kadiatou Kouboura Baldé, gestionnaire de la section jeunesse de la médiathèque du CCFG, l’heure est à l’action. Malgré une structure moderne alliant ouvrages physiques et ressources numériques, elle déplore une baisse de fréquentation généralisée.

​« Nous remarquons cette faible fréquentation dans toutes les structures de lecture. Aujourd’hui, il faut dire aux jeunes que la lecture est le seul moyen de se cultiver réellement », a-t-elle affirmé, tout en lançant un appel pressant aux parents pour qu’ils intègrent le livre dans le rituel quotidien des enfants.

​Mamadou Bailo Diallo, président de l’Association des bouquinistes et organisateur de l’événement, voit dans ce partenariat avec le CCFG, une étape cruciale. Son ambition ne s’arrête pas aux murs du centre culturel : le festival prévoit déjà de s’exporter dans les établissements scolaires et les universités, avec une prochaine escale confirmée à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia.

​Cependant, derrière l’aspect festif se cache une réalité précaire pour les vendeurs de livres d’occasion. « Nos bouquinistes souffrent, notamment à cause des déguerpissements au bord des routes », a expliqué M. Diallo. Il a profité de cette tribune pour interpeller les autorités en ces termes :

​« Nous demandons à l’État de nous octroyer des emplacements propres dans les 13 communes de Conakry. Nous sommes prêts à accompagner l’État financièrement, pour sécuriser ces espaces, car nous faisons un travail d’utilité publique. »

​Sur le terrain, l’impact est immédiat. Mory Sidibé, directeur adjoint de l’école primaire Tombo 1, ne cache pas sa satisfaction. Pour lui, la présence de ses élèves à ce festival est une opportunité d’émancipation culturelle majeure. « Nos élèves ont beaucoup à apprendre de l’art et de la culture de notre pays, à travers ce genre d’initiatives qu’il faut absolument pérenniser », a-t-il confié.

Les festivaliers venus de Kaloum, Dixinn ou encore de la banlieue comme Hafia et Ratoma, ont jusqu’à samedi, pour profiter de cette exposition unique.

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