
Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Général Ibrahima Kalil Condé, a réaffirmé ce mercredi 25 mars 2026, la position intransigeante des autorités guinéennes sur la question des frontières. À l’issue d’une réunion extraordinaire avec la Commission nationale des frontières de Guinée (CNFG), il a insisté sur le caractère « non négociable » de l’intégrité territoriale du pays.

Cette sortie intervient dans le prolongement du sommet extraordinaire tenu le 16 mars dernier à Conakry, réunissant les présidents Mamadi Doumbouya, Joseph Boakai et Julius Maada Bio. La rencontre visait à renforcer la coopération transfrontalière et à apaiser les tensions récurrentes, notamment dans les zones sensibles de Koudaya (Sandeniah) et le long du fleuve Makona.
Selon le ministre, les discussions ont permis de dégager des principes directeurs clairs, au premier rang desquels l’intangibilité et l’inviolabilité des frontières héritées de la colonisation. Une ligne défendue par le chef de l’État guinéen, qui privilégie le dialogue entre pays voisins, tout en exigeant le respect strict des limites territoriales.
« La Guinée partage 3 399 kilomètres de frontières avec six pays : la Guinée-Bissau, le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire, la Sierra Leone et le Libéria. Notre territoire couvre une superficie de 245 857 km². Cet espace ne fera l’objet d’aucune concession. Aucun centimètre ne sera cédé », a martelé le Général Ibrahima Kalil Condé.
À travers cette déclaration, les autorités guinéennes entendent envoyer un signal de fermeté, tout en poursuivant les efforts diplomatiques engagés avec les pays voisins pour prévenir tout conflit frontalier et garantir la stabilité dans la sous-région.

