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Fête de l’Aid el Fitr : se rendant à la mosquée Fayçal, de nombreux citoyens ont dû emprunter sans s’y attendre, une route parmi les plus souillées qui soient

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Il s’agit de la route qui va du Niger au carrefour Fayçal. Un égout est situé là, exactement, à l’intersection se trouvant entre ces deux endroits. Si au départ, la bouche d’égout ne laissait suinter que quelques déchets liquides, aujourd’hui, des mois après, c’est une véritable nappe de rebuts qui s’étale sur les quatre côtés de la route. La couleur du liquide est sombre et les effluves qui s’en dégagent sont nauséabondes et repoussantes, à certains moments. Imaginons seulement, ce que contient un égout, dans une ville : des déchets solides et liquides en provenance des résidences citadines qui sont collectés, canalisés et traités comme il faut, de façon à assainir la ville et à protéger les citoyens. A ce jour, l’endroit est devenu incroyablement sale, pollué et nocif. Il compromet la santé des populations qui y passent. Que l’on soit piéton, cycliste, motocycliste ou automobiliste, dès lors que l’on aborde cet endroit, il est certain qu’on prend un bon coup de saleté qu’on transporte avec soi, partout où l’on va. Pensons maintenant aux centaines voire aux milliers de musulmans qui vont à la prière collective à la mosquée Fayçal, un jour aussi symbolique et prestigieux qu’est la fête du ramadan. Ils veulent tous passer par là, c’est leur chemin le plus direct. Ils doivent donc franchir un endroit aussi dégoûtant que celui-ci. Soit, ils font de nouvelles ablutions après avoir traversé,  soit, ils ne peuvent pas le faire et s’abstiennent. Leur prière est alors non  admise, au regard de la religion qui exige que l’on soit absolument propre avec les ablutions obligatoires. Avec leurs pieds ou leurs chaussures trempés dans les déchets liquides, ces conditions ne sont plus remplies. Ils souillent l’intérieur de la mosquée ou l’esplanade.

En dehors du manquement commis, il y a aussi, une source d’infection et de propagation de maladie, que les intéressés transportent jusque chez eux. Pensons aux enfants qui jouent dans la rue, non loin de là, par exemple. S’il s’en trouve, alors, forcément, quand ils jouent, ils vont courir rattraper leur ballon, jusque dans un endroit pareil. Ils sont absolument inconscients du danger encouru ! Heureusement que le lieu ne se prête pas pour jouer au ballon. C’est un carrefour. Même les policiers qui sont là pour réguler la circulation ne peuvent pas se mettre au point d’intersection. Ils seraient en plein dans la flaque nauséabonde. Ils l’évitent donc et se mettent sur les flancs. Et même là, ils ne sont pas entièrement à l’abri des salissures. Les motos et autos qui roulent à vive allure font gicler cette eau dégoûtante qui trempent leur uniforme. De même, les roues mouillées des véhicules étalent le liquide loin, autour de la nappe qui continue de régurgiter les déchets, sans arrêt.

De cet endroit, nous avons déjà parlé. La première fois, c’était le 26 septembre 2025, soit exactement 06 mois, moins 4 jours. En ce moment, le problème venait à peine de germer. Le titre de notre article était : L’œil de Guinéenews : une bouche d’égout en éruption qui crache ses déchets liquides sur une route neuve et très passante. C’était juste une alerte qui n’a, hélas, pas été prise en compte par le service qui en a la charge.

Aujourd’hui, cette route neuve et très passante, qui conduit au département de la sécurité et de la protection civile, est fortement polluée et la chaussée est profondément crevassée, autour de la bouche d’égout. Il n’y a aucun doute que pour faire face aux réparations, il va falloir beaucoup plus d’argent qu’il y a six mois auparavant, quand Guineenews lançait l’alerte.

Evitons de faire tout ce qui peut faire perdre le pays, en lui imposant de facto, des dépenses colossales qui pouvaient être réduites ; évitons que le ‘’hakkè’’ (malédiction) nous frappe ou que nous soyons interpellé ou poursuivi, en cas de plainte, quand on laisse les déchets se propager partout à travers la ville, provoquant, d’éventuelles maladies, hydriques ou autres ; évitons aussi de souiller, même indirectement, les pieds de milliers de musulmans qui ont fait leurs ablutions pour aller à la mosquée. Ne l’oublions jamais, Dieu est au contrôle, dit-on.

Faisons toujours ce qu’on doit faire et à temps utile. Gageons que celui ou ceux que cela concerne l’ont  bien compris et vont réagir. Sans attendre, après tout ce temps de silence, jusque-là, inexpliqué !

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